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Messagepar Bubu » 27 févr. 2010, 15:25

Le Républicain Lorrain du 27/01/2010 par S.-G. Sebaoui

L'adolescence à coeur ouvert

Drogue, piercing, alcool, puberté, contraception, et la liste n’est pas exhaustive, sont autant de thèmes préoccupants pour l’être complexe qu’est l’adolescent. A La Milliaire, la Semaine de la santé permet de les disséquer, sans tabou.


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Véronique Rimbert, infirmière au collège de La Milliaire : « Nous essayons d'évoquer tous les thèmes qui préoccupent toujours la jeunesse»


Véronique Rimbert a de gros jolis défauts : sa propension à écouter son prochain, l’être humain, mais pas n’importe lequel, le plus compliqué de tous, l’adolescent. Elle aime également partager, cette fois avec les parents, son ressenti sur l’éducation des enfants, son point de vue de maman et surtout, d’infirmière scolaire. Celui-là, extrêmement précieux, lui permet d’être toujours "aware", selon la célèbre expression belge. De gros défauts, on vous le disait, qui la conduisent à s’investir, toujours un peu plus, aux côtés de cette jeunesse, championne du monde toutes catégories, en questions existentielles.

De la sixième à la troisième, les élèves de La Milliaire peuvent donc compter sur sa perspicacité et sa disponibilité légendaire. Sept ans qu’elle organise dans l’établissement la fameuse semaine de la santé et de la citoyenneté. Un événement auquel participent les 600 élèves du collège, leurs professeurs également et surtout, quelque 140 intervenants. Des professionnels essentiellement, spécialistes de tout ce qui peut enquiquiner l’esprit surchauffé de nos teenagers en introspection.

Les adolescents sont aujourd’hui bombardés d’informations en tous genres, la semaine multithèmes n’est-elle pas devenue obsolète ?

Véronique Rimbert : «Non à condition de la faire évoluer. Les problèmes des jeunes sont restés les mêmes qu’hier mais il faut les évoquer autrement. Nous nous rendons compte par exemple que les projections ou les simples exposés ne les passionnent plus. Ils se dispersent très vite, leur concentration est de courte durée alors nous faisons désormais des présentations de cas sous forme de saynètes ce qu’ils apprécient beaucoup».

Votre catalogue s’élargit un peu plus : piercing, tatouage, handicap en milieu scolaire, problèmes de peau, expositions solaires, dons d’organes font figure de nouveautés depuis quelques années…

«C’est le résultat de sondages réalisés avant la semaine de santé. Nous évoquons des thèmes toute l’année, avec les enseignants parfois, et les jeunes nous remettent un billet sur lequel figure leur appréciation. Nous retenons ainsi ceux qui les préoccupent le plus. Les adolescents d’aujourd’hui sont des zappeurs, ils sont pressés et branchés en permanence, il faut essayer de les suivre, de vivre avec leurs repères».

Quels sont les thèmes qui vous, vous préoccupent le plus ?

«Toujours le même : l’alcool encore. L’alcool et les fêtes qui apparaissent toujours indissociables aux yeux des jeunes. Ils ne comprennent pas que l’on peut s’amuser tout autant sans boire. Ça, c’est un réel problème. Et c’est en ce sens que le rôle de l’infirmière scolaire a changé : nous ne sommes plus réduites à faire de la bobologie, à distribuer le cachet de 10 h, notre mission est aujourd’hui beaucoup plus large. Nous travaillons avec les familles, nous créons des groupes de travail pour aider les enfants et les parents à améliorer leur relation, tout cela est aujourd’hui devenu indispensable en milieu scolaire».

S.-G. Sebaoui.

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