Epidémie à Coronavirus

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Re: Epidémie à Coronavirus

Messagepar Bubu » 03 avr. 2021, 17:49

Le Républicain Lorrain du 24/03/21 - Par Catherine ROEDER - Photos RL/Pierre HECKLER

Thionville - AstraZeneca : le centre de vaccination ne le propose plus pour le moment

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Début mars, une opération spéciale AstraZeneca avait été menée suite à une dotation exceptionnelle. Photo RL/Pierre HECKLER


La polémique enfle autour du vaccin AstraZeneca et du risque « rare » de thrombose auquel il est associé. À Thionville, le centre vaccinal ne le propose plus. À cela, une seule raison : « On ne nous approvisionne plus », répond Jean-Christophe Hamelin- Boyer, conseiller municipal en charge de la santé.

lors que l’existence d’un risque « rare » de thrombose atypique associé à l’administration du vaccin AstraZeneca a été confirmée par l’Agence nationale de sécurité du médicament, vendredi 26 mars, qu’en est-il de son utilisation au centre vaccinal de Thionville ? Début mars, une opération spéciale AstraZeneca avait été menée suite à une dotation exceptionnelle. Opération qui s’est poursuivie la semaine suivante à raison de 120 injections du sérum anglo-suédois par jour.

Or, depuis le 15 mars, le centre de vaccination situé dans le théâtre municipal n’a pas été réapprovisionné alors même qu’il devait monter en puissance et injecter jusqu’à 400 doses de sérum anti-Covid par jour (280 doses de vaccin Pfizer et 120 d’AstraZeneca).

Un « rythme pépère »

« Cela devient très difficile d’en avoir. La politique de l’Agence régionale de santé est de le réserver en priorité à la médecine de ville, explique Jean-Christophe Hamelin-Boyer, conseiller municipal et docteur en pharmacie en charge des questions de santé à la Ville. Pour l’instant, notre dotation se limite exclusivement au vaccin Pfizer BioNtech à raison de 264 flacons par semaine soit environ 1 600 doses. »

Après avoir ouvert temporairement jusqu’à trois lignes de vaccination au centre du théâtre municipal, une seule fonctionne actuellement. « Nous sommes prêts à accélérer mais nous n’avons pas les doses en face », se défend Jean-Christophe Hamelin-Boyer qui parle d’un « rythme pépère ». Et si la livraison prochaine en France de 3 millions de doses de vaccin et jusqu’à 4 millions d’ici la fin du mois d’avril a été confirmée par l’exécutif, sur le terrain, rien ne permet de quantifier les dotations à venir. « Nous sommes dans une gestion de dernière minute », constate le docteur en pharmacie.

Par Catherine ROEDER


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Re: Epidémie à Coronavirus

Messagepar Bubu » 10 avr. 2021, 12:53

Le Républicain Lorrain du 29/03/21 - Photos RL

Hettange-Grande - Tout un territoire mobilisé pour la vaccination

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Émilie Lecomte, pharmacienne de Hettange, a apporté son concours au centre de vaccination dans sa ville. Photo RL


Le vaccinodrome du hall omnisport a connu un va-et-vient d’habitants pour le deuxième week-end consécutif, six cents vaccinations étant prévues. Après Pâques, dès le 6 avril, le centre va augmenter sa capacité vaccinale la semaine, de 9 h à 17 h.

« On a demandé davantage de doses pour la semaine, à voir ce que le préfet va nous accorder. Avec les conditions optimales et le personnel mobilisé ce week-end, on aurait pu faire plus, mais nous avons subi le défaut d’approvisionnement général. On espère bien qu’en avril les promesses seront tenues » énonce Marie-Marthe Dutta-Gupta, médecin coordinatrice qui a accepté cette mission car élue de la communauté de communes, médecin et infectiologue.

À ses côtés sont présents quatre médecins, retraité du CHR, médecins du secteur, et un pharmacien de Hettange, ainsi que trois infirmières, des élus et trente et un agents se relayant sur quinze postes. « Pour le nombre de doses, c’est largement suffisant, en semaine on aimerait être fourni davantage pour occuper à plein le personnel. Aujourd’hui c’est fluide. Samedi dernier, le défi logistique nous avait fait un peu surdimensionner le personnel administratif, il a fallu roder toute cette organisation, car ce n’est pas le travail quotidien des agents de la CCCE ni ceux de la commune de Hettange. Cela s’est tellement bien déroulé que l’on est prêt à augmenter la cadence. On a assez de médecins et on peut compter déjà sur les dentistes et vétérinaires. Toutes les forces vives ont répondu à l’appel sans difficulté, le personnel municipal des communes a répondu même bénévolement. Tout le monde se mobilise sur le territoire, la vaccination est le seul moyen d’atteindre les objectifs d’immunité collective. »

Les doses surnuméraires, faute de personnes qui se présentent ou à cause de flacons déjà ouverts, bénéficieront à la population prioritaire (comorbidité) du territoire. Les personnes de plus de 70 ans pourront s’inscrire et obtenir un rendez-vous sur les créneaux disponibles. Dès le moment venu, le personnel en contact avec les enfants (crèches, périscolaires, enseignants) aura des plages horaires dédiées et des nocturnes jusqu’à 20 h-21 h sont envisagées.

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Re: Epidémie à Coronavirus

Messagepar Bubu » 11 avr. 2021, 12:26

Le Républicain Lorrain du 01/04/21 - Par L. B. - Photos RL/Philippe NEU

Thionville - Le théâtre, plus gros centre vaccinal de Moselle

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Le centre de vaccination installé au théâtre municipal de Thionville recevra 1 100 vaccins supplémentaires par semaine. Photo RL/Philippe NEU


Le théâtre va devenir le centre de vaccination anti-Covid le plus important de Moselle, selon Pierre Cuny. Il est celui qui recevra le plus de doses à partir de la mi-avril, ajoute la préfecture. Et il demeurera ouvert ce week-end pascal.

On l’a vu, le centre de vaccination ouvert le 26 février et situé au théâtre municipal n’a pas été réapprovisionné en AstraZeneca depuis le 15 mars , alors même qu’il devait monter en puissance et injecter jusqu’à 400 doses de vaccin anti-Covid par jour (280 doses de Pfizer et 120 d’AstraZeneca). Du coup, sa dotation hebdomadaire se résume actuellement à 264 flacons de Pfizer (1 600 doses). Une déception alors que l’organisation mise en place pour y soutenir la vaccination de masse est sans égale, avec plus de 200 personnes qui y participent. Mais coup de… théâtre, lundi dernier, quand Pierre Cuny indique dans un tweet : « Excellente nouvelle ce matin avec l’annonce de 1 100 vaccins supplémentaires par semaine portant le nombre potentiel de vaccinés à 2 600 par semaine, Thionville devenant le plus gros centre vaccinal de Moselle. La Ville de Yutz s’associe au fonctionnement de ce centre… Merci aux services de l’État et au CHR [Metz-Thionville], en soulignant la poursuite, en parallèle, à la clinique Notre-Dame et à l’hôpital Bel-Air. »

9 000 vaccinés au théâtre

Ravi, le maire explique qu’avec ces doses, le théâtre municipal va pouvoir vacciner plus de 600 personnes par jour, du lundi au samedi, de 9 h à 18 h, « tous les jours donc, sauf le dimanche, pour l’instant ». Jean-Christophe Hamelin-Boyer, l’élu responsable de la santé sur l’agglo, précise qu’au théâtre, près de 9 000 personnes ont déjà reçu une injection et que ce chiffre monte à 13 000 avec les centres de l’hôpital Bel-Air (essentiellement des professionnels de santé) et de la clinique Notre-Dame. « Nous allons probablement vacciner jusqu’en mai, voire jusqu’en juin », annonce le pharmacien qui rappelle que les chiffres de la pandémie sont préoccupants mais qu’en raison de son bon taux de vaccination, « l’agglomération de Thionville s’en sort plutôt bien, même si rien n’est gagné ».

De son côté, lors de son point hebdomadaire consacré à la vaccination en Moselle, la préfecture a confirmé mardi que le « centre de Thionville est celui qui recevra, à partir de la mi-avril, le plus de doses » et qu’une 4e ligne de vaccination sera lancée dès la semaine prochaine. Ce sera avec l’aide d’agents de la Ville de Yutz. Dans un premier temps, le théâtre municipal sera ouvert ce week-end pascal, vendredi et samedi et lundi après-midi. Les autres centres de Moselle-Nord le seront de la manière suivante : salle des fêtes de Sérémange-Erzange, vendredi et lundi ; hôpital Bel-Air de Thionville, vendredi et samedi ; clinique Notre-Dame de Thionville, vendredi, samedi et dimanche.

Par L. B.


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Re: Epidémie à Coronavirus

Messagepar Bubu » 17 avr. 2021, 14:51

Le Républicain Lorrain du 05/04/21 - Par Damien GOLINI - Photos RL/Pierre HECKLER

Serémange-Erzange - Créneaux disponibles, type de vaccin : tout ce qu’il faut savoir sur le centre de vaccination

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Le centre de vaccination de Serémange-Erzange restera ouvert tout au long du mois d’avril. Photo RL/Pierre HECKLER


Première ou deuxième injection ? Pfizer ou AstraZeneca ? Quid des rendez-vous disponibles ? Les questions autour des centres de vaccination se multiplient et il n’est pas toujours facile d’y voir clair. On fait le point sur le centre de vaccination de Serémange-Erzange, ouvert il y a tout juste un mois.

Première et deuxième injections

Depuis son ouverture le 2 mars dernier , 4 500 doses ont été administrées au centre de vaccination de Serémange-Erzange. Pendant les quatre premières semaines, les personnes accueillies ont reçu la première injection. Depuis le 29 mars, et pour une durée de quatre semaines, les rendez-vous concernent exclusivement la deuxième injection. À l’heure actuelle, tous les créneaux sont réservés : il n’est plus possible de prendre rendez-vous.

De nouveaux créneaux à partir du 22 avril

À partir du 22 avril, de nouveaux rendez-vous seront disponibles. La vaccination s’ouvrira aux plus de 60 ans et aux personnes souffrant de comorbidité. Dans un premier temps, 1 100 doses seront prêtes à être administrées, soit 1 100 créneaux disponibles pour la période du 26 avril au 1er mai. 1 100 nouveaux créneaux seront ouverts pour la période du 3 au 8 mai. Les rendez-vous se prennent uniquement via la plateforme Doctolib, ou par téléphone au 0 800 009 110.

210 vaccinés par jour

Une vingtaine de médecins et une trentaine d’infirmiers et d’infirmières se relaient pour vacciner jusqu’à 210 personnes par jour. Un rythme qui permet de toucher entre 1 100 et 1 200 personnes par semaine. Le personnel des piscines est mis à contribution pour les tâches administratives et le nettoyage du centre.

Pfizer/BioNTech et Moderna uniquement

Les deux seuls vaccins administrés sont le Pfizer/BioNTech et le Moderna. Le vaccin AstraZeneca n’est pas proposé. Le vaccin Pfizer est livré deux fois par semaine. Moderna, qui se conserve plus facilement, est livré une fois par semaine.
Le centre restera ouvert au moins jusqu’à mai

Le centre de vaccination de Serémange-Erzange restera ouvert au moins jusqu’au 8 mai inclus. Il sera aussi ouvert le 1er mai. Son ouverture au-delà du 8 mai est conditionnée à la livraison de nouvelles doses de vaccins.

Par Damien GOLINI


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Re: Epidémie à Coronavirus

Messagepar Bubu » 17 avr. 2021, 15:20

Le Républicain Lorrain du 07/04/21 - Par Chrystelle FOLNY - Photos RL/Pierre HECKLER

Thionville - Centre vaccinal : Yutz en renfort, 3 000 injections par semaine

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Les maires de Thionville et Yutz sont tombés d’accord pour renforcer le dispositif mis en place au Théâtre depuis plus d’un mois. Photo RL /Pierre HECKLER


La campagne vaccinale prend un sérieux tournant cette semaine au Théâtre municipal. L’octroi de doses supplémentaires permet d’envisager entre 500 et 600 injections par jour. La commune de Yutz entre dans la boucle : le soutien logistique de ses agents permet d’ouvrir une 4e ligne de vaccination.

3 080 doses nouvelles

De nouvelles doses du vaccin Pfizer-BioNTech sont attendues au Théâtre municipal de Thionville, et ça change tout. La dotation passe à 3 080 doses par semaine ; de quoi vacciner entre 500 et 600 personnes chaque jour. Le centre est désormais ouvert six jours sur sept du lundi au samedi, de 9 h à 17 h.

« On connaît aujourd’hui une très grande montée en puissance. Le plus dur est derrière nous ; aujourd’hui, nous recevons les doses », débite le maire, Pierre Cuny. L’approvisionnement est assuré jusqu’au 2 mai.

Conséquences : 500 nouveaux créneaux horaires ont été ouverts dès lundi sur Doctolib. Ce mercredi, en fin de matinée, il en restait 150. La demande reste toujours très soutenue.

Yutz associé à la logistique

C’est justement pour répondre à la demande croissante que la Ville de Yutz a choisi de s’associer à la campagne vaccinale menée par le voisin thionvillois. Si l’idée d’ouvrir un centre à Yutz a un temps été étudiée, les élus locaux se sont finalement ravisés. « Le Théâtre est en rodage depuis un moment ; le système fonctionne très bien. Des médecins et soignants yussois étaient déjà impliqués. Nous nous sommes dit que ça serait plus intéressant de venir en renfort », confirme la maire, Clémence Pouget.

Concrètement, cela se traduit par la mise à disposition de dix agents communaux chaque semaine. Ils se répartiront diverses tâches pour recevoir et orienter le public. Leur présence permet au demeurant d’ouvrir une quatrième ligne de vaccination.

« À Yutz, nous appelons les personnes de plus de 75 ans qui n’ont pas internet ou n’ont pas réussi à obtenir de rendez-vous et nous les accompagnons jusqu’ici », précise encore Clémence Pouget.

Bilan et projection

Depuis l’ouverture du centre de vaccination municipal, 12 000 personnes ont été vaccinées. « À ce rythme, je pense que l’on aura fait le tour de la vaccination sur le territoire dans trois mois », prédit Pierre Cuny.

Au fil des semaines, de nouvelles catégories de personnes sont attendues. Les enseignants sont les prochains sur la liste , courant avril, selon le ministre Jean-Michel Blanquer. Thionville et Yutz demandent que les Atsem et les agents des services périscolaires soient également vaccinés.

« Mi-mai, je pense que nous aurons ouvert aux personnes de 40 ans. Il faut se préparer à revivre normalement », insiste Pierre Cuny.

Par Chrystelle FOLNY

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Re: Epidémie à Coronavirus

Messagepar Bubu » 18 avr. 2021, 21:17

Le Républicain Lorrain du 08/04/21 - Photos RL

Hettange-Grande - Covid-19 : la vaccination se poursuit au Hall Omnisport

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Mesdames Manneau, de Soetrich, et Bremer, de Kanfen, deux infirmières retraitées du CHL et habitantes du territoire de la CCCE, se sont portées volontaires pour la vaccination cette semaine. Photo RL


À la suite de la réussite de l’opération vaccination « coup de poing » organisée les deux week-ends consécutifs au Hall Omnisport, où plus de 1 200 premières injections avaient été administrées, la commune de Hettange et la CCCE ont obtenu la reconduction de l’opération jusqu’au 9 avril.

Après différents échanges avec la préfecture, il a été confirmé que 1 000 doses de vaccin américain Moderna étaient allouées au centre installé au Hall Omnisport d’Hettange-Grande. Cette opération permet de poursuivre la vaccination des habitants de la communauté de communes de Cattenom et environs.

Jusqu’à vendredi 9 avril, ce centre fonctionne sur des créneaux horaires de 9h à 17h. L’inscription n’est accessible que sur rendez-vous sur la plateforme Covax ou le site Doctolib.

Dès le week-end dernier, les agents des différents CCAS ont commencé à appeler les personnes figurant sur les listes d’attente pour leur proposer un rendez-vous cette semaine. « Pour nous, c’est une course contre la montre. L’objectif est de vacciner, vacciner, et vacciner », précise le maire.

Une organisation bien huilée

« Nous accueillons le public sur le site avec toute la bienveillance possible. Cela se passe bien entre les différents personnels aussi bien médecins, infirmiers qu’administratifs. Quatre étapes sont prévues : un enregistrement administratif rapide opéré par les agents communaux ou élus bénévoles avec un numéro de Sécurité sociale indispensable ; une consultation médicale sur site assurée par un médecin ; le moment tant attendu de l’injection puis une observation post-vaccinale de 15 minutes. »

« C’est une organisation remarquable, je suis partie un peu dans le vague, mais tous ces gentils soignants m’ont redonné confiance », précise Isabelle, à peine vaccinée.

Mme Bremer s’est portée volontaire pour vacciner. « Je suis infirmière retraitée du CHL de Luxembourg, j’habite Kanfen et par solidarité, je vaccine cette semaine car je suis infirmière mais aussi mamie et dès la semaine prochaine, je dois garder mes petits-enfants puisque ce sont les vacances scolaires imposées. Détendez bien le bras, décontractez le muscle, voilà c’est terminé », conclut l’infirmière bénévole.

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Re: Epidémie à Coronavirus

Messagepar Bubu » 20 avr. 2021, 22:20

Le Républicain Lorrain du 09/04/21 - Par Philippe MARQUE - Photos RL/Maury GOLINI

Covid-19 : pourquoi l’AstraZeneca n’est plus recommandé en Moselle

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Le vaccin AstraZeneca en pharmacie. Photo RL/Maury GOLINI


Avec un taux de variant sud-africain de plus de 30 %, la Moselle fait figure d’exception nationale. Au point de pousser la Haute Autorité de santé à recommander la suspension de l’AstraZeneca, jugé moins efficace sur ce type de Covid. Un militaire de retour de Mayotte serait à l’origine de son apparition.

Ordre et contrordre. Difficile de s’y retrouver, dès qu’il s’agit d’évoquer la politique vaccinale et plus particulièrement le vaccin britannique AstraZeneca. Vendredi après-midi, la Haute Autorité de santé a ainsi recommandé de mettre fin à son utilisation dans trois départements d’Outre-Mer (Guyane, la Réunion, Mayotte) et dans un seul département métropolitain… la Moselle, où 60 000 personnes ont déjà reçu la première injection. Les potentiels effets secondaires qu’il pourrait générer ne sont cette fois pas en cause. Les raisons de cette recommandation sont plutôt à aller chercher dans l’efficacité de ce même vaccin sur le variant qui circule le plus sur le département, à savoir le sud-africain/brésilien.

Il s’agit effectivement d’une spécificité mosellane. Début février, elle avait d’ailleurs fait l’objet d’une étude par le conseil scientifique, qui avait cherché à remonter jusqu’au patient zéro à l’origine de cette propagation mystérieuse. Celui-ci avait alors estimé qu’il s’agissait peut-être d’un militaire de retour de Mayotte. Il avait participé à une réunion de l’armée Grand Est à Épinal fin janvier et le virus se serait, à partir de là, diffusé en Moselle. Jusqu’à constituer 55 % des cas positifs fin février. Depuis, son influence ne cesse de décroître au profit du variant anglais, aujourd’hui majoritaire. Mais en fin de semaine dernière, le laboratoire Biogroup estimait encore sa présence à 32 % en Moselle. Quand la HAS parle de son côté de 35 % à fin mars.

Une protection « incertaine »

Une proportion qui inquiète visiblement la HAS, eu égard à l’efficacité supposée de ce vaccin précis, sur ce variant précis : « Pour le variant dit britannique, devenu majoritaire sur le territoire national, la réponse immunitaire est maintenue ; en revanche, pour d’autres variants, dont la présence est particulièrement surveillée, la question de la protection offerte par les vaccins paraît plus incertaine. Il s’agit en particulier des variants détectés en Afrique du Sud et au Brésil. » Rappelons que l’Afrique du Sud a renoncé au vaccin AstraZeneca au vu de son efficacité limitée sur son variant local. Le Québec a aussi écarté le vaccin AstraZeneca sur un seul territoire où ce variant est prédominant.

Quid de la Meurthe-et-Moselle ?

À ce stade, la HAS recommande donc de « continuer à privilégier l’accès aux vaccins pour lesquels on dispose de données en faveur du maintien d’un niveau élevé d’efficacité contre le variant dit sud-africain. » Soit le BioNTech/Pfizer, le Moderna et le Janssen dès lors qu’il sera disponible. Par ailleurs, la HAS recommande la mise en place, en Moselle, d’un accès de ces mêmes vaccins aux professionnels autorisés en ville et jusque-là limités à l’AstraZeneca. La HAS estime en revanche que la mise en place d’une stratégie différenciée ne se justifie pas dans les autres départements, où le variant sud-africain « diffuse à un niveau nettement inférieur, estimé à moins de 20 % » Une préconisation qui interroge au moins pour un département voisin de la Moselle. En Meurthe-et-Moselle, selon les derniers chiffres du laboratoire Biogroup, le variant sud-africain est présent à hauteur de 25,3 %.

Par Philippe MARQUE



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Re: Epidémie à Coronavirus

Messagepar Bubu » 20 avr. 2021, 22:21

Le Républicain Lorrain du 09/04/21 - Par Philippe MARQUE - Photos RL/Karim SIARI

Haro sur l’AstraZeneca en Moselle : les 60 000 vaccinés déboussolés

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Les 6 et 7 mars, 4 400 Messins se sont pressés au complexe Saint-Symphorien pour y recevoir une première dose d’AstraZeneca. Tous se demandent aujourd’hui ce qui les attend. Photo RL/Karim SIARI


Jugé peu efficace face au variant sud-africain, le vaccin AstraZeneca pourrait être suspendu en Moselle. La nouvelle fait l’effet d’une bombe auprès des 60 000 Mosellans qui en ont bénéficié. Ils expriment leurs doutes alors que les médecins locaux attendent les directives de l’État.

La recommandation de la Haute Autorité de santé de suspendre le vaccin AstraZeneca en Moselle a créé une véritable onde de choc dans le département. « Quel sac de nœuds ! Mon épouse a rendez-vous ce samedi chez son généraliste pour sa première dose. Que doit-elle faire ? », s’interroge à voix haute Hubert. Ce Messin a reçu sa première dose d’AstraZeneca il y a trois semaines. Son rappel est programmé début juin. « J’imagine que la Haute Autorité de santé ne donne pas ses recommandations avec légèreté. Le rendez-vous aura-t-il lieu ? Va-t-on nous administrer un autre vaccin ? Comment notre corps réagira-t-il ? Il est urgent que l’État prenne une position claire car cette cacophonie participe à l’angoisse de chacun. »

Ces interrogations, 60 000 Mosellans déjà vaccinés à l’AstraZeneca les ont aussi. Le vaccin suédo-britannique est le moins répandu en Moselle où près de 200 000 premières doses ont déjà été injectées. On le sait depuis que l’Afrique du Sud en a fait l’amère expérience : ce vaccin n’est pas efficace face au variant issu de ce pays. La Moselle est de loin le département où il circule le plus, à plus de 30 %. D’où cette recommandation. Le ministre de la Santé Olivier Véran avait conscience de cette spécificité lors de sa venue début février. Il avait alors exigé que les doses supplémentaires orientées vers la Moselle soient celles de vaccins ARN comme Pfizer et Moderna, jugés efficaces face à ce variant. Mais pas au point d’en arroser exclusivement le territoire.

« Rien n’est clair »

« Rien n’est clair depuis le début avec ce vaccin. J’ai échappé aux effets secondaires et aujourd’hui, il ne serait pas assez efficace. Je suivrai les décisions des pouvoirs publics mais je suis dégoûté d’entendre tout et son contraire chaque semaine », souffle Denis, 60 ans, vacciné le 10 mars. Xavier, 60 ans lui aussi, se dit perplexe : « Chaque jour, un nouvel obstacle apparaît. On pilote à vue avec les connaissances qu’on a à l’instant T. Changer son fusil d’épaule en permanence, c’est compliqué. Ce qui m’interpelle, c’est qu’on connaît depuis longtemps ce manque d’efficacité. Si on nous injecte un autre vaccin, cela m’interroge de voir que l’Organisation mondiale de la santé ne valide pas ce procédé. »

« Une sage décision »

Les médecins mosellans sont eux aussi dans l’expectative. Vendredi soir, le Dr Khalifé Khalifé multipliait les appels pour essayer d’y voir plus clair : « La recommandation de la HAS va maintenant être examinée par le conseil scientifique, puis par le gouvernement. J’ai demandé à l’État une réponse claire. Pour l’instant, nous sommes dans des théories. On attend les mesures qui vont en découler », explique le premier adjoint au maire de Metz, président du conseil de surveillance du CHR Metz-Thionville. Il est le grand artisan des campagnes de vaccination massives menées sur trois week-ends à Metz. Lors de la 2e , 4 400 personnes avaient été vaccinées à l’AstraZeneca. Leur rappel est programmé pour début juin. Laurent Dap, président du conseil de l’ordre des médecins de Moselle, comprend les préconisations de la HAS : « C’est une sage décision et je trouve bien de piloter cela en fonction de ce qu’il se passe sur le terrain. Maintenant, c’est embêtant pour les rendez-vous à venir et les doses déjà administrées. J’espère que la logistique suivra rapidement pour nous envoyer les autres vaccins. »

Par Philippe MARQUE



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Re: Epidémie à Coronavirus

Messagepar Bubu » 20 avr. 2021, 22:24

Le Républicain Lorrain du 10/04/21 - Par Philippe MARQUE - Photos RL/Maury GOLINI

Vaccin AstraZeneca non recommandé en Moselle : les médecins locaux dans le flou total

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Plus facile à conserver que les autres, le vaccin AstraZeneca est distribué aux médecins généralistes et aux pharmacies. Photo RL/Maury GOLINI


La recommandation de la Haute Autorité de santé de ne plus utiliser le vaccin AstraZeneca, peu efficace face au variant sud-africain très présent en Moselle, plonge dans le doute les médecins locaux. Des généralistes ont déjà annulé leurs rendez-vous dans l’attente de directives claires.

En rendant public, vendredi 9 avril, son avis préconisant la suspension du vaccin AstraZeneca en Moselle, la Haute Autorité de santé (HAS) a semé une belle pagaille dans le département. La nouvelle a évidemment déboussolé les dizaines de milliers de Mosellans déjà vaccinés avec ce produit. Suivant les derniers chiffres communiqués par la préfecture, leur nombre serait de 44 500 et non de 60 000 comme annoncé vendredi à des médecins par l’ARS (Agence régionale de santé). Plus problématique, les médecins locaux ne savent pas non plus sur quel pied vacciner depuis que l’efficacité du vaccin face au variant sud-africain, qui sévit à plus de 30 % en Moselle, est remise en doute. Et ils ne peuvent pas s’appuyer sur les autorités locales, murées dans le silence. La préfecture de Moselle, comme l’ARS, sont sans doute elles aussi dans l’attente de décisions gouvernementales.

Résultat : alors que la confiance envers le vaccin est rompue, chacun navigue à vue. Ouvert le week-end, le centre de vaccination du CPTS (Médecins libéraux) de Metz, installé à l’hôpital Legouest, a ainsi décidé de lui-même de suspendre l’administration de l’AstraZeneca en attendant d’en savoir plus. « En attendant les recommandations, nous sommes dans l’expectative. Et comme cela change constamment, cela devient compliqué à suivre. Tant que le variant sud-africain circule massivement chez nous, il nous paraît difficile d’administrer de l’AstraZeneca si la HAS dit qu’il n’est pas efficace contre ce variant. Beaucoup de gens sont réticents et cette situation plonge les confrères dans la panade », regrette le Dr Alain Prochasson, président en Moselle de la Confédération des syndicats médicaux français.

Pas de consignes

Alors qu’il menait samedi une nouvelle campagne de vaccination massive à Metz, uniquement à base de Moderna, le Dr Khalifé Khalifé, président du conseil de surveillance du CHR Metz-Thionville, a aussi perçu le vent de panique déclenché par la nouvelle : « Nous avons reçu beaucoup d’appels de personnes dont les médecins ont annulé les rendez-vous à l’AstraZeneca et qui voulaient savoir si on pouvait leur donner un autre vaccin. Et le pharmacien-chef du CHR, qui répartit les doses, n’a reçu aucune consigne. »

« Un impératif sanitaire »

Pour Laurent Dap, président du conseil de l’Ordre des médecins de Moselle, « les malades et les médecins sont réticents et ils ne comprendraient pas que la recommandation de la HAS ne soit pas rapidement mise en œuvre par le conseil scientifique et le ministère. Il est de la responsabilité de l’État d’apporter des réponses rapides. » Pour le praticien, le département doit exclusivement être doté de vaccins ARN messager de type Pfizer ou Moderna : « C’est un impératif sanitaire. »

Par Philippe MARQUE



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Re: Epidémie à Coronavirus

Messagepar Bubu » 20 avr. 2021, 22:29

Le Républicain Lorrain du 11/04/21 - Par Philippe MARQUE - Photos RL/Alexandre MARCHI

Covid-19 : le vaccin AstraZeneca continuera à être administré en Moselle, incompréhension dans le corps médical

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La vaccination à l’AstraZeneca va se poursuivre en Moselle. Photo RL/Alexandre MARCHI


Alors qu’un rapport de la Haute Autorité de santé pointe la moindre efficacité du vaccin AstraZeneca contre le variant sud-africain, très présent en Moselle, l’Agence régionale de santé a décidé de ne pas le suspendre tout en poursuivant sa stratégie de privilégier les autres vaccins. Le corps médical ne comprend pas.

Statu quo en Moselle. Après deux jours d’atermoiements autour du vaccin AstraZeneca, l’Agence régionale de santé a décidé de ne rien changer à sa stratégie et de poursuivre son administration dans le département. Alors même qu’on le dit inefficace face au variant sud-africain, qui sévit à plus de 30 % dans le département… Dans l’expectative depuis vendredi, les 44 500 Mosellans qui ont déjà reçu une première dose seront donc soumis à la même stratégie que celle arrêtée au niveau national et dévoilée le 9 avril. Les plus de 55 ans recevront après 12 semaines leur seconde dose d’AstraZeneca. Ceux de moins de 55 ans auront droit à un autre vaccin à ARN messager. Une décision qui ne manquera pas d’étonner dans le territoire.

Le 9 avril, la Moselle a en effet été le seul département métropolitain pointé du doigt par la Haute Autorité de santé (HAS) en raison de la forte présence de variant sud-africain. Elle préconisait d’y poursuivre une stratégie visant à privilégier « l’accès aux vaccins pour lesquels on dispose de données en faveur du maintien d’un niveau élevé d’efficacité contre le variant sud-africain. » Soit le Pfizer, le Moderna et le Janssen quand il sera disponible. Le commun des mortels pouvait voir dans cette injonction une très forte incitation à ne plus y distribuer d’AstraZeneca. L’ARS n’en fait pas la même lecture. Elle a décidé de ne pas céder à la panique, alors même que le corps médical local avait déjà commencé à prendre des mesures. À Metz, le centre de vaccination du CPTS (Médecins libéraux) avait décidé de mettre fin préventivement à l’administration d’AstraZeneca. Des généralistes avaient aussi décommandé des patients.

Un dispositif expérimental

« L’ARS Grand Est, la préfecture de Moselle et leurs partenaires poursuivront donc la campagne de vaccination telle qu’elle avait été spécifiquement engagée depuis février », leur répond l’ARS dans un communiqué diffusé dimanche 11 avril. À savoir, privilégier les vaccins ARNm sans pour autant se passer de l’AstraZeneca. « La Moselle a d’ailleurs bénéficié de 35 850 doses supplémentaires de Pfizer les semaines du 15 février et du 1er mars », insiste l’ARS. Il a été administré à 131 000 Mosellans, contre 24 000 au Moderna et 44 500 à l’AstraZeneca. L’ARS insiste aussi sur la courbe décroissante du variant sud-africain en Moselle : « Si la proportion s’est élevée à plus de 55 % il y a un mois, elle est désormais de 30 %, le variant anglais représentant désormais une proportion de 58 %. » En revanche, l’ARS annonce que la Moselle bénéficiera d’un dispositif expérimental mis en place d’ici fin avril. Il consistera à distribuer le vaccin Moderna via les pharmacies au profit des médecins généralistes, « ce qui contribuera à faciliter l’accès aux vaccins à ARNm ».

« C’est prendre un risque »

Le Dr Laurent Dap, président du conseil de l’Ordre des médecins de Moselle, ne comprend pas : « Avec le soutien du conseil national, j’ai écrit au ministre de la Santé pour lui demander que le département soit doté exclusivement de vaccins ARNm. Compte tenu de la situation, on mérite certains égards. Pour un seul département, je ne vois pas pourquoi le gouvernement ne fait pas cet effort alors que l’avis de la HAS a affolé les gens. C’est prendre un risque. »

Par Philippe MARQUE




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