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La lutte contre la mort subite dans les 5 Communautés d'Agglomération
Bubu
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Messagepar Bubu » 08 juil. 2019, 09:40

Le Républicain Lorrain du 18/06/2019 - Par F.T. - Photo RL /Julio PELAEZ

Thionville Santé - Une appli pour sauver des vies : secouristes, lancez-vous !

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Frédéric Leybold, président (à gauche), et Maxime Weier, vice-président, de l’Association française des premiers répondants (AFPR). Les fondateurs de l’application occupent un bureau à Thi’Pi, pôle numérique de Thionville. Photo RL /Julio PELAEZ


Un millier de secouristes ont déjà rejoint le réseau mosellan de premiers répondants, prêts à intervenir sur un arrêt cardiaque en Moselle. Ils sont connectés grâce à une application pour smartphone (AFPR). Réponses aux questions que vous vous posez peut-être avant de les rejoindre…

Frédéric était chez le vétérinaire quand son téléphone a sonné. Un message, laissé par l’application de secourisme AFPR , lui indiquait qu’une personne était en arrêt cardiaque à 300 mètres de là. Le secouriste s’est porté volontaire. L’application lui a alors notifié l’adresse et l’itinéraire. Frédéric est arrivé avant les secours. Son massage n’a malheureusement pas permis de ranimer la victime. Mais la rapidité de son intervention et son expérience peuvent offrir une réelle chance de survie.

Frédéric est infirmier, longtemps sapeur-pompier volontaire. Il a créé l’Association française de premiers répondants (AFPR) avec un groupe de collègues thionvillois, secouristes comme lui, à l’initiative de cette application smartphone pour sauver des vies. Tout a démarré en octobre dernier. Aujourd’hui, un millier de secouristes formés sont inscrits sur tout le département. « Le système fonctionne, maintenant, il faut continuer à communiquer, à recruter », résume Frédéric Leybold, président de l’AFPR. Et pour convaincre les gens de s’engager, il faut rassurer, répondre aux questions qui se posent le plus souvent.

Qu’est ce qui se passe si je ne réponds pas ?

« Il n’y a aucune obligation de moyen et d’intervention », martèle le président de l’AFPR. Les adhérents au système signent une charte dans laquelle ils s’engagent à ne pas se mettre en danger (ni eux ni les autres) pour répondre à un appel. « La participation de secouristes volontaires, géolocalisés grâce à leur smartphone, est une plus-value dans la chaîne des secours. Ils n’interviennent à la place de personne », rappelle Frédéric Leybold.

Est-ce que je suis protégé ?

Les premiers répondants sont protégés par le statut de l’association qui chapeaute leur action. « Ils ne peuvent pas être attaqués. Ils sont protégés par une responsabilité civile, une assistante juridique, une assurance de dommages corporels », égrène Maxime Weier, vice-président.

Est-ce qu’on peut me pister avec la géolocalisation ?

La confidentialité est assurée, promet l’association. En plus des lois existantes, « chaque donnée de géolocalisation écrase l’autre », précise le président de l’AFPR. Autrement dit, aucun historique ne peut être exploité. L’appli ne dit pas où vous étiez tel jour, à telle heure…

Comment l’entourage d’une victime me perçoit lorsque je débarque au domicile ?

« Les gens chez qui nous intervenons sont dans une situation dramatique. L’urgence gomme les appréhensions », témoigne Frédéric Leybold. « Il faut dire que ce sont les pompiers qui nous envoient. » Le fonctionnement de l’application AFPR est corrélé au logiciel d’intervention des sapeurs-pompiers (et bientôt du Samu). Les notifications se déclenchent dès que les secours sont appelés pour un arrêt cardiaque. « Ce qui fait notre différence avec d’autres applications de secours, c’est que les compétences de nos adhérents sont garanties et régulièrement révisées. »

Infos sur http://www.afprappli.com

L’association AFPR rencontre les commerçants mercredi

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Photo RL /Pierre HECKLER

L’Association française de premiers répondants (AFPR) entend communiquer, recruter et étoffer son réseau de secouristes pour optimiser les chances de sauver les victimes d’arrêt cardiaque. Dans cet objectif, elle proposera des ateliers au Beffroi, à Thionville, mercredi 19 juin, de 10 h à 19 h. Des secouristes expérimentés assureront des initiations ou des rappels au massage cardiaque avec des mannequins.

Des représentants de l’association iront également à la rencontre de la population et de commerçants au centre-ville, afin de les sensibiliser à la cause. La mascotte de l’association attirera forcément les regards… Il s’agit d’un guépard, en écho à la vitesse d’intervention des premiers répondants, dès qu’une alerte est passée.

F.T.


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Messagepar Bubu » 21 juil. 2019, 17:04

Le Républicain Lorrain du 19/06/2019 - Par Léa PRATI - Photo RL /Julio PELAEZ

Solidarité - Secourisme : un réseau de commerçants au grand cœur

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En parallèle de sa présence dans le centre-ville, l’association a organisé des ateliers, au beffroi, à Thionville. Massage cardiaque et bouche-à-bouche… le but est de sensibiliser et de rallier le plus de personnes à la cause. Photo RL /Julio PELAEZ


L’Association française des premiers répondants (AFPR) entend se faire connaître. De nombreux commerçants se portent volontaires pour rejoindre son action solidaire : intervenir rapidement sur un arrêt cardiaque pour (peut-être) sauver une vie.

Ce mercredi, les représentants de l’Association française des premiers répondants (AFPR) ont rencontré les commerçants du centre pour les sensibiliser à la cause, les informer, et pourquoi pas recruter de nouveaux secouristes L’association propose gratuitement une formation régulière des gestes de base pour permettre aux commerçants de prodiguer les premiers soins. Le but de ce projet est de créer un maillage de proximité pour qu’ils puissent intervenir le plus rapidement possible en cas d’arrêt cardiaque.

Aider son prochain

Une initiative qui a fonctionné puisque de nombreux professionnels se sont portés volontaires pour participer à ce projet. « Je suis infirmière de formation, et je me suis sentie directement concernée. Ce projet permet une prise en charge rapide mais surtout d’éviter les séquelles », explique Caroline Hein, propriétaire du magasin Dix doigts, deux pieds. Et Caroline Hein est loin d’être la seule à encourager cette initiative. Pharmacies, boucherie, boutiques de vêtements… beaucoup sont intéressés. « Plus on sera nombreux à être formé au secourisme, plus de personnes auront la chance d’être sauvées », explique Valérie Bichel, responsable de Bonheurs partagés.

Apprendre les premiers gestes

15 % des Français seulement connaissent les gestes de premiers secours. Et lors d’un arrêt cardiaque, les minutes comptent. Intervenir en attendant l’arrivée des pompiers peut être décisif. « C’est vrai que je ne connais même pas les premiers gestes de soin. Cette formation peut être intéressante si elle permet de sauver des vies. De plus, nous sommes trois vendeuses dans le magasin, donc trois fois plus de chances », explique Catherine Joyeux, au magasin L’instant.

Une mascotte qui fait fureur

Frédéric Leybold, président de l’association AFPR, a entrepris cette démarche de sensibilisation il y a quelques semaines déjà, et notamment lors de la course La Thionvilloise, où il s’est rendu accompagné de la mascotte, un guépard faisant écho à la vitesse d’intervention des premiers répondants. « Les gens étaient curieux. Les enfants voulaient prendre une photo avec elle, et même les parents. L’avantage, c’est que de nombreuses personnes ont publié sur les réseaux sociaux en nous mentionnant. Ça nous donne une bonne visibilité ».

Rebelote en centre-ville de Thionville ce mercredi. La mascotte était de retour pour la photo et présenter l’association aux commerçants. Un moyen d’élargir et d’étoffer le réseau de secouristes déjà existant. Mais surtout de sauver encore plus de vies.

Léa PRATI


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Messagepar Bubu » 28 juil. 2019, 11:47

Le Républicain Lorrain du 11/07/2019 - Par Delphine DELMATTE - Photo archives RL /Maury GOLINI

Le policier secourt un homme victime d’un malaise cardiaque

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Sans l’application AFPR, ce jeune gardien de la paix, qui est aussi sapeur-pompier volontaire, n’aurait pas pu être aussi réactif alors que les premières minutes sont capitales en cas d’arrêt cardio-respiratoire. Photo archives RL /Maury GOLINI


Sans la maîtrise des gestes de premiers secours effectués par Christophe, gardien de la paix et sapeur-pompier volontaire, et l’application de l’Association française des premiers répondants, un quinquagénaire serait certainement décédé d’un malaise cardiaque, mardi soir dans un appartement du centre-ville.

« Le hasard fait souvent bien les choses », comme le dit l’adage populaire qui s’est vérifié, une nouvelle fois, ce mardi 9 juillet en soirée. En effet, sans le bon réflexe de cette patrouille de policiers messins, et surtout sans la connaissance des gestes qui sauvent, un quinquagénaire serait sans doute décédé. Alors que l’homme, âgé de 54 ans, se trouve attablé chez son fils, rue des Clercs au centre-ville de Metz, il est terrassé par un malaise cardiaque. L’alerte est donnée aux secours et l’application de l’Association française des premiers répondants (AFPR) enclenchée.

L’excellent réflexe d’un jeune policier

Il se trouve que l’un des trois policiers de cet équipage de la Brigade spécialisée de terrain (BST) est aussi un sous-officier, sapeur-pompier volontaire sur son temps de loisirs au centre de secours de Hagondange. L’application de l’AFPR est donc tout naturellement installée sur son téléphone.

« J’ai reçu l’alerte alors que nous étions au commissariat, et pas en intervention. Du coup, il nous a fallu à peine deux minutes pour arriver sur les lieux », explique Christophe. « Quand on est arrivés dans l’appartement, l’homme était inanimé. Inconscient, il était en arrêt cardio-respiratoire depuis deux à trois minutes. J’avais pris avec moi la trousse de secours du véhicule de police. » Rapidement, ce gardien de la paix de 28 ans, qui fait preuve d’une bonne dose de sang-froid, prend les choses en main, aidé de ses deux collègues. À l’instar de tous les policiers de la sécurité publique, ils ont été formés à la prévention et secours civiques de niveau 1 (PSC1). « Dans mes fonctions de policier ou de sapeur-pompier volontaire, je suis habitué à voir des choses dramatiques », souligne le jeune gardien de la paix.

Dans un état toujours préoccupant

Il commence à pratiquer le massage cardiaque, pendant une dizaine de minutes, sous les yeux des proches du quinquagénaire. Christophe est, ensuite, rejoint par un infirmier privé du Luxembourg qui avait, lui aussi, été alerté par l’application AFPR. Un collègue de Christophe file chercher un défibrillateur semi-automatique à la pharmacie la plus proche mais à son retour, quelques minutes plus tard, les sapeurs-pompiers étaient sur place.

Des minutes de massage et de secours qui s’avèrent capitales en attendant l’arrivée des sapeurs-pompiers, venus de Montigny-lès-Metz, et d’une équipe du Samu. Durant une quarantaine de minutes, les secours s’affairent sur la victime, réanimée, dont le pouls repart doucement. Pris en charge par les secours, l’homme a été transporté à l’hôpital de Mercy dans un état jugé préoccupant. Ce mercredi matin, il s’y trouvait toujours.

« Cette application de l’AFPR est vraiment très utile, conclut Christophe. Désormais, elle fait partie intégrante de la chaîne des secours. Je suis fier d’avoir pu aider cet homme. C’est le devoir de tout citoyen… J’espère pouvoir le rencontrer un jour. »

Delphine DEMATTE


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Re: Articles généraux

Messagepar Bubu » 01 sept. 2019, 11:21

Le Républicain Lorrain du 31/08/2019 - Photo RL / David Hourt

1 300

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Secouristes diplômés, inscrivez-vous ! Photo RL / David Hourt


C’est le nombre de personnes inscrites sur l’application smartphone de l’Association française de premiers répondants.

L’AFPR a été créée par un réseau d’infirmiers et de pompiers pour optimiser les chances de survie des victimes d’arrêt cardiaque. L’application met en réseau des secouristes volontaires (et diplômés).

Le travail enclenché finit par payer. Cet été, 100 premiers répondants ont répondu à l’appel et se sont déplacés vers les lieux d’un arrêt cardiaque signalé sur leur portable. Ils sont arrivés sur place avant les secours lors de 29 interventions. Ils ont débuté 13 réanimations et 6 cœurs sont repartis, permettant le transport de la victime vers un centre hospitalier.


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Re: Articles généraux

Messagepar Bubu » 23 sept. 2019, 19:11

Le Républicain Lorrain du 14/09/2019 - Par Coralie MORELLE - Photo C. M.

N’ayez pas peur du défibrillateur

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Allumez le défibrillateur et suivez les instructions… Photo C. M.


Impressionnants mais simples d’utilisation, les défibrillateurs permettent de sauver des personnes victimes d’un arrêt cardiaque. Zoom sur l’appareil, en cette Journée mondiale des premiers secours.

La Croix-Rouge le rappelle en cette Journée mondiale des premiers secours : plus de 50 000 personnes sont victimes d’un arrêt cardiaque chaque année en France et dans 9 situations d’urgence sur 10, c’est la vie d’un proche qui est en jeu. Pour contrer ce fléau, les lieux publics s’équipent de défibrillateurs, une précieuse machine qui peut améliorer les chances de survie d’un malade avant l’arrivée des secours. Louis-Marie Poitou, responsable du pôle formation à la Croix-Rouge française, nous explique en quoi son utilisation est fondamentale.

Pourquoi avoir besoin d’un défibrillateur ?

Quand le cœur « fibrille », il bat de façon anarchique et inefficace. « Le défibrillateur va envoyer un choc électrique qui permettra au cœur de repartir », raconte Louis-Marie Poitou. Le bouche-à-bouche est désormais moins enseigné par la Croix-Rouge, la priorité étant donnée au massage cardiaque et à la défibrillation. Depuis le décret du 4 mai 2007, toute personne est autorisée à se servir d’un défibrillateur, et plus seulement les médecins.

Quelle est son efficacité ?

Son utilisation est vitale pour permettre au cœur de refonctionner normalement. On estime qu’on passe de 4 à 40 % les chances de survie lorsqu’on utilise un défibrillateur.

Comment l’utiliser ?

Un boîtier avec deux boutons – un rouge, un vert – des schémas et une paire d’électrodes de défibrillation…
« Même si vous n’en avez jamais utilisé, le défibrillateur est facile à manier. Vous l’allumez et vous écoutez ce qu’il vous dit. L’ensemble de la conduite à tenir est ensuite guidé par le son et les images que vous allez retrouver sur les patchs. Toute la démarche est guidée et sans risque pour vous et la victime », continue Louis-Marie Poitou.

Où le trouve-t-on ?

Le défibrillateur n’est pas encore obligatoire. Cependant, on le trouve dans l’ensemble des lieux qui accueillent du public : piscines, gymnases, écoles, mairies, trains, gares, aéroports… de plus en plus de lieux et communes s’en équipent, tout comme les entreprises privées.

Les Français pas assez formés

Aujourd’hui, moins de la moitié des Français a été formée ou initiée aux gestes qui sauvent. C’est très peu. Si tout le monde était formé au massage cardiaque et à l’utilisation du défibrillateur, près de 3 fois plus de personnes pourraient être sauvées, soit 8 000 chaque année, estime la Croix-Rouge. « C’est une mission d’intérêt général », indique Louis-Marie Poitou. « Sauver des vies est à la portée de tous. Nous sommes le premier maillon de la chaîne des secours en tant que sauveteur. »

Plusieurs manifestations ont lieu ce samedi près de chez vous dans le cadre de la Journée mondiale des premiers secours. Plus d’infos sur http://www.croix-rouge.fr.

Coralie MORELLE


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Re: Articles généraux

Messagepar Bubu » 05 oct. 2019, 20:00

Le Républicain Lorrain du 18/09/2019 - Par Coralie MORELLE - Photo RL/Maury GOLINI

Victime en arrêt cardiaque : Claire répond à l’appel

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L’application AFPR recrute et forme des secouristes volontaires pour créer un réseau sur le département. Après son intervention, Claire a pu débriefer, se confier. Ce suivi est prévu dans la procédure. Photo RL/Maury GOLINI


Claire Ciccone est inscrite sur une application smartphone qui alerte des secouristes volontaires prêts à intervenir auprès d’une victime en arrêt cardiaque avant l’arrivée des pompiers. La jeune femme de 35 ans l’a fait le 9 août dernier près de chez elle à Metz.

Là, c’est moi », montre Claire Ciccone sur son téléphone portable. Au moment où elle parle, ils sont cinq secouristes volontaires géolocalisés dans le quartier. Tous sont inscrits sur l’ application smartphone de l’association française de premiers répondants créée à Thionville, en service depuis près d’un an. Comme Claire, ils sont susceptibles d’intervenir auprès d’une victime en arrêt cardiaque qui se trouverait à proximité, signalée par les sapeurs-pompiers.

Son téléphone a sonné le 9 août dernier, à 20 h 03, à la veille de ses vacances en famille. « Je faisais les valises à la maison », se souvient la jeune maman de 35 ans. Claire manque d'abord l’appel mais elle n’ignore pas la notification qui s’affiche en gros sur son écran. Elle passe le coup de stress. « Dans la seconde, on parvient à se raisonner. » Elle se signale, récupère l’adresse du malaise à quelques rues de chez elle, dans un quartier excentré de Metz, et grimpe dans sa voiture.

En contact avec le Samu

À son arrivée, elle croise la famille paniquée d’un homme de 75 ans en arrêt cardiaque à son domicile. « Je leur ai dit que j’avais été appelée par les pompiers pour les aider », raconte Claire. Elle entre dans la maison et prend le relais sur le massage cardiaque entamé par le gendre de la victime. « J’étais en contact téléphonique avec le SAMU. Ça n’a duré que quelques minutes mais ça m’a paru une éternité. »

Son petit gabarit ne flanche pas. Les pompiers arrivent dans un second temps. Tout s’est accéléré. Le cœur de l’homme inconscient est reparti. La victime est évacuée par les secours. Claire a du mal à réaliser. Les proches aussi sont sous le choc. « La fille m’a demandé comment j’étais arrivée là. Je leur ai expliqué comment fonctionnait l’application. »

Sonnée, la jeune femme rentre chez elle deux heures plus tard, retrouve son mari et ses deux petites filles. « Elles n’ont même pas remarqué que je n’étais pas là », ironise Claire. Ses jolis yeux bruns se perdent un instant dans son récit. Sa voix douce se pose. Elle a su quelques jours plus tard que la victime, malade, n’avait pas survécu.

Une évidence

L’application installée sur son smartphone n’a pas sonné depuis. Les volontaires, comme Claire, sont libres de répondre ou pas. La trentenaire qui bosse dans la communication informatique a obtenu son diplôme de secouriste lorsqu’elle était étudiante. Elle a pris soin de renouveler ses connaissances régulièrement comme l’exige l’association. « C’est quelque chose qui me tient à cœur », reconnaît-elle. C’est même une évidence.

« Ça devrait être fait d’office », estime-t-elle. Sa maternité, le fait de voir son entourage prendre de l’âge, les attentats de Paris aussi, ont nourri son envie d’être en capacité de réagir, d’aider. Sa rencontre avec le président de l’association AFPR a fini de la convaincre et l’a poussée à rejoindre le réseau de secouristes en juillet dernier. Ils sont près de 1 350 à ce jour sur le département.

F.T.



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