Don du sang : les stocks au plus bas

Bubu
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Don du sang : les stocks au plus bas

Messagepar Bubu » 23 sept. 2020, 09:22

Le Républicain Lorrain du 21/09/2020 - Par Élodie BÉCU - Photo Valéry HACHE/AFP

Don du sang : les stocks au plus bas

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    François Toujas, président de l’Établissement français du sang, appelle à la mobilisation. Photo Valéry HACHE/AFP


    L’Établissement français du sang tire la sonnette d’alarme. Le seuil d’alerte est atteint avec des stocks les plus bas jamais enregistrés.

    Jamais, depuis dix ans, les réserves, n’ont été aussi faibles. « Nous sommes dans une situation extrêmement inquiétante et inédite », alerte François Toujas, président de l’Établissement français du sang.

    Les stocks s’élèvent à 82 930 poches, contre, en moyenne à cette période de l’année 99 271. « Pour fournir les établissements de santé de manière convenable, nous aurions besoin de 95 000 poches de globules rouges », calcule François Toujas, qui appelle à une mobilisation exceptionnelle des donneurs. Sinon, « nous ne pourrons plus prendre ne charge les besoins des malades. »

    Le Covid-19 perturbe la collecte

    En cause : l’épidémie de Covid-19 qui perturbe profondément la collecte depuis le mois de mars. Avec une évolution en dents de scie. Au lendemain de l’annonce du confinement, la collecte a chuté de moitié. Avant de repartir fortement à la hausse après un premier message d’alerte et l’appel aux donneurs de Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé.

    Avec le déconfinement, les habitudes ont changé et les Français ont à nouveau moins donné. Jusqu’à un nouveau message d’alerte qui a permis de reconstituer quelques réserves jusqu’au 12 juillet. 

    Mais, depuis l’été, le seuil d’alerte est atteint. La reprise des hospitalisations a provoqué, au mois d’août, une hausse de la demande (+ 7 500 poches) alors que la collecte était en baisse (-10 900).

    Et la rentrée, toujours perturbée par le virus, ne permet pas de reconstituer les réserves. Les universités et grandes écoles, lieux de collecte habituels, sont soit fermées soit moins fréquentées. La collecte en entreprises chute aussi, pour cause, entre autres, de télétravail.

    Le président de l’Établissement français du sang lance donc un appel aux donneurs pour inverser le processus. Et promet que toutes les conditions de sécurité sanitaire sont réunies pour pouvoir donner son sang.

    Par Élodie BÉCU


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Re: Don du sang : les stocks au plus bas

Messagepar Bubu » 03 oct. 2020, 14:29

Le Républicain Lorrain du 01/10/2020 - Par Jean-Michel CAVALLI - Photo RL/Pierre HECKLER

Thionville - L’amicale des donneurs se fait un sang d’encre

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    Coup dur : l’amicale des donneurs de sang de Thionville ne peut plus organiser de collectes dans les établissements scolaires et les entreprises. Photo RL/Pierre HECKLER


    L’Établissement français du sang (EFS) tire la sonnette d’alarme : jamais les réserves n’auraient été si basses sur la dernière décennie. À Thionville comme ailleurs, le compte n’y est pas. Et la crise sanitaire ne favorise pas les choses. La preuve en chiffres.

    742 donneurs

    Le bilan des collectes de l’amicale des donneurs de sang de Thionville, sur la période allant du 1er mars au 23 septembre, paraît anormalement bon. En dépit de la crise sanitaire, 742 donneurs ont tendu le bras à leur prochain contre 552 en 2019.

    Ce semblant de vitalité se travestit toutefois derrière un indicateur trouble : « Cette augmentation de 6 % est à relativiser car nous avons organisé deux collectes de plus qu’en 2019… », précise la présidente Françoise Blottière.

    Seul motif de satisfaction : « Durant le confinement, nous avons retrouvé des anciens donneurs. Soit parce qu’ils avaient plus de temps à nous accorder, soit parce que la collecte leur donnait une excuse pour sortir », observe Patrick Isarno, président de l’Union départementale des donneurs de sang.

    2 %

    L’indice de générosité, point de repère calculé par l’EFS selon plusieurs données (nombre d’habitants, densité de la population, etc.) s’établit à 2 % à Thionville. « Alors que la moyenne nationale atteint les 4 %…», déplore Françoise Blottière. La raison ? « C’est plus complexe de mobiliser dans les zones urbaines qu’à la campagne ».

    - 12 %

    La tendance départementale est mauvaise. Inquiétante, même. Sur la période mars-septembre, « 16 324 poches de sang ont été récoltées. En 2019, nous en comptabilisions 18 507 », éclaire Patrick Isarno. Ce - 12 % à l’échelon départemental s’inscrit dans la tonalité régionale : le Grand Est dispose en réserve de 10 000 poches, soit une capacité de stock déficitaire au regard du seuil de confort établi par l’EFS (12 000 poches) : « Normalement, nous accentuons toujours nos efforts à l’approche de la période estivale. Soit cette année pendant la période du déconfinement… Les gens avaient sans doute autre chose en tête. »

    1 fois et demi plus longtemps

    Les collectes de sang n’échappent pas à la rigueur du protocole sanitaire du moment. Distanciation, gestes barrières et jauge maximale : autant de facteurs qui ralentissent l’acte de prélèvement. Conséquence : « Avec ces procédures, les collectes durent une fois et demi plus longtemps qu’en période ordinaire. À partir d’une certaine heure, le transport des tubes et des poches ne peut plus attendre. Ils doivent être livrés rapidement à Strasbourg ou à Nancy, ce qui laisse des donneurs sur le bord de la route. »

    Strasbourg, Nancy et… Metz ? « Non, Metz a perdu son statut de centre de qualification du sang. C’est ce qui assure sa traçabilité », regrette, pour ne pas dire plus, le président des donneurs mosellans. « Que voulez-vous, c’est la mutualisation, la grande région… »

    0 collecte

    La Covid-19 a mis de côté un public connu pour la générosité de ses dons : les scolaires. L’amicale des donneurs de sang Thionville ne peut ainsi plus puiser dans ce vivier en raison de la pandémie : « Il faut savoir qu’avec des établissements comme Charlemagne et la Briquerie, nous avions l’assurance de créer un lien avec une quarantaine de primo donneurs », souligne Françoise Blottière. « Le protocole nous interdit également d’organiser des collectes dans les entreprises, complète Patrick Isarno. Le manque à gagner est énorme pour nous. »
    6, rue des Dames-de-Metz

    Une adresse à retenir : celle de la Maison du don, à Metz-Sablon. Il suffit d’y prendre rendez-vous pour organiser un don de plaquettes, cette autre matière vivante et vitale pour de nombreux patients hospitalisés.

    Enfin, une application (don du sang) à télécharger sur son smartphone compile les dates et lieux des prochaines collectes : « L’appli géolocalise votre position et vous indique les lieux de prélèvements ».

    Par Jean-Michel CAVALLI



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