



Le
(re)mot de Simone,
l'animatrice
Notre bonne santé est avant tout oeuvre personnelle... (Aide-toi, et le ciel t'aidera). Nos médecins sont des auxiliaires précieux. Mais il nous appartient de faire preuve de vigilance afin de mettre tous les atouts dans notre jeu, afin de maîtriser au mieux la bonne gestion de ce capital-santé : entretenir sa bonne santé, c'est un travail, de réflexion, de recherche, de persévérance... de tous les jours. Sans devenir un obsédé, hypocondriaque, qui, dès l'aube, prend son mètre ruban pour mesurer son tour de taille, ou son thermomètre, de bonnes habitudes de vie doivent être instaurées... et conservées... même chez ceux qui prétendent ne pas avoir le temps ! (Ne pas se le prendre, pour quelque chose d'aussi important, c'est déjà une très mauvaise habitude en soi !)
Aucun "petit truc" n'est à négliger, dans la mesure où il peut nous aider à avoir de meilleurs habitudes de vie.
Nous allons essayer de donner notre modeste contribution afin que "la tête et les jambes" - les vôtres - soient dans la meilleure forme possible !
La
tête et les jambes
:ACTUALITE :
Les p'tits conseils de Tante Yvonne :
La
tête
:
Les
yeux : petite visite chez l'opticien :Cancer-Espoir,
en la
personne de Simone, va interviewer un opticien : Mr Hervé WEIS, de
SARAH VISION à Hettange-Grande :
Simone
: Bonjour, Monsieur l'opticien ! Aujourd'hui, je ne viens pas
en cliente, mais en curieuse... afin de vous interviewer pour notre
magazine-internet ALLO DOCTEUR. Voici quelques questions, dans le
désordre :
Question :
Lorsqu'on vient vous acheter des lunettes, l'on a, d'avance, peur de la facture, quand bien même ces lunettes vont être remboursées... très partiellement d'ailleurs... Dans une paire de lunettes, qu'est-ce qui coûte donc si cher !?
Réponse :
En effet je dois reconnaitre qu’une paire de lunette de qualité coûte assez cher, cependant cela peut s’expliquer par de nombreuses choses.
Commençons par la monture,
car le prix d’une monture est vraiment aléatoire en fonction tout
d’abord du lieu de fabrication, une monture "made in France" faite à la main aura un coût de fabrication plus important qu’une
monture faite à la chaine dans un pays d’Asie, ce qui se ressent
obligatoirement au niveau de la facture. Le matériau utilisé également
(acétate, titane, optyl, bois, etc…). La marque y est aussi pour
beaucoup dans certain cas et ne reflète pas forcément quelque chose de
qualitatif... Méfiance... Ce qui coûte cependant le plus cher
pour le consommateur, ce sont les verres. Il faut savoir que fabriquer
un verre demande une précision très importante et nécessite du matériel
de très haute technologie. Je pense surtout aux verres les
plus chers du marché qui sont les verres progressifs s’adressant donc
aux personnes presbytes (vers 40-45 ans). Ce sont des verres qui sont
usinés point par point en fonction de chaque personne parce que chacun
possède son propre comportement visuel. Il ne peut y avoir aucun défaut
lors de la fabrication. Lors de la phase de fabrication du traitement
Anti-reflet la moindre poussière engendre un défaut. Le verre
doit donc être recommencé depuis le début. Pour plus de
détails je vous invite à aller faire un tour sur mont-royal.fr
(fabriquant de verres francais basé à Goetzenbruck dans le
57) ou encore varilux.fr (Essilor
étant le N°1 mondial).
Question :
Pardonnez-moi de vous pousser un peu dans vos retranchements, mais je profite de l'occasion... Voilà : j'ai vu, exposées dans certains lieux, des lunettes "dites de lecture", censées convenir à tous, et coûtant quelques dizaines d'Euros. Qu'en pensez-vous ?
Réponse :
Oui je connais, j’en vends
également. Cependant "convenir pour tous" n’est pas juste. Ce sont des
lunettes prémontées (l’opticien les achète en l’état et ne taille pas
le verre lui-même contrairement à d’habitude), celles-ci regroupent un
certains nombre de corrections, les plus courantes commençant par +1.00
généralement. Il faut les prendre comme des lunettes de dépannage car
tout d’abord la correction est identique aux 2 yeux ce qui est rarement
le cas chez un patient (le résultat ? un œil moyennement corrigé et
l’autre surcorrigé, ou l’inverse etc.). Il faut savoir aussi que ces
lunettes ne corrigent pas l’astigmatisme (défaut visuel donnant une
image étalée, les lettres bavent). Ces lunettes ne sont donc pas
miraculeuses et ne tiennent généralement que quelques mois.
Question :
Les ophtalmologues sont des gens fort occupés à l'heure actuelle... il faut parfois attendre 1 an avant d'obtenir un RV. Vous même recevez les gens dès qu'ils ont pénétrés dans le magasin... Alors : dans quels domaines précis êtes-vous habilité à remplacer ces ophtalmos, devenus denrée rare ? !?
Réponse :
Je vous comprends et cela
est un vrai problème dans notre région. Il faut savoir que l’opticien
ne remplacera jamais un ophtalmo, néanmoins notre marge de manœuvre
s’est amplifiée depuis quelques années. En effet, il faut savoir que depuis le 15 avril 2007, les personnes de plus de 16
ans peuvent nous consulter directement pour un renouvellement à
l'identique de leurs lunettes ou un renouvellement avec modification du
degré de correction, sous réserve de l'accord de l'ophtalmologue. Il
suffit pour cela d’avoir un double de votre ordonnance datant de moins
de 3 ans. Cela permet déjà de faciliter le renouvellement au
client. Néanmoins même si le délai d’attente est long, je conseille
toujours d’y aller au minimum tous les 3 ans afin de faire des examens
plus poussés que l’opticien n’effectue pas ( fond d’œil ,
vérification de la pression intra-oculaire etc.).
Question :
J'en reviens à mon idée fixe : l'argent ! Je vous commande une paire de lunettes adaptées à l'ordonnance de mon ophtalmo enfin contactable, et six mois plus tard, j'égare mes lunettes. Je ne possède pas de paires de rechange. La caisse va-t-elle me rembourser une part, ou devrais-je cette fois tout payer de ma poche !?
Réponse :
C’est en effet un cas
particulier où le texte de loi n’est pas très clair, c’est la sécurité
sociale dans ce cas qui va juger. Cependant si cela arrive, ils
rembourseront quand même leur part dans la plupart des cas,
c'est-à-dire un montant très faible, environ 20€ pour une paire de
lunettes progressives. Si cela arrive par contre pour les personnes de
moins de 16 ans une nouvelle ordonnance est obligatoire.
Question :
Devrais-je retourner chez l'ophtalmo pour permettre le remboursement ? Et si je casse mes lunettes 2 ans plus tard...?
Réponse :
Je rejoins ce que j’ai dit
précédemment, nous pouvons les renouveler pendant 3 ans.
Question :
Pour en arriver à des questions techniques, et scientifiques : un petit tour sur Google nous fait entrevoir la profondeur... du piège : à moins d'envoyer le profane à l'école d'optique, pour faire ses armes, ou sur des sites spécialisés pour compléter un certain bagage, nous restons désarmés... les mots sont compliqués à retenir, et même à prononcer... les différents défauts de l'oeil sont complexes, et vont risquer de rebuter. Point étonnant que les ophtalmos soient si silencieux avec leurs patients...
Une idée me vient : vous
allez m'aider à comparer l'oeil à un appareil photo. A un bon appareil
de l'ancien temps... et pas à mon téléphone portable où personne ne
sait au juste ce qu'il y a dedans, à part la carte SIM. (Observons les
deux schémas que j'ai cru bon d'établir, pour les besoins de la
cause...) :

Il y a beaucoup de
similitude de fonctionnement entre l'appareil photo et notre oeil...

A quoi
compareriez-vous la rétine? La pupille ? Le
cristallin ?
Réponse :
En effet, il y a beaucoup
de similitudes. Commençons par la pupille, elle peut être comparée au
diaphragme sur un appareil photo, qui va gérer la quantité de lumière
entrante dans le système. La pupille va se dilater lorsqu’il y a peu de
lumière (en position mydriase) et va se rétracter lorsque la quantité
de lumière est trop importante (position myosis) afin d’éviter
l’éblouissement. Le cristallin, lui, aura le rôle
d’une lentille convergente que l’on retrouve dans l’objectif et qui va
permettre de faire la mise au point de l’image sur la rétine. J’en
arrive donc à la rétine qui peut être comparée à la pellicule de
l’appareil (là où se forme l’image). Sur les nouveaux appareils photos
la pellicule est remplacée par un capteur CCD mais le principe est le
même.
Question :
Les appareils-photo "courants" actuels sont automatiques. Nous n'avons à nous soucier de rien qu'à observer la qualité de l'image sur l'écran, et appuyer sur le bouton... La technologie est si perfectionnée que la photo sera bonne... mais pas spécialement artistique. Les vrais amateurs vont disposer d'appareils à commandes manuelles, afin de choisir eux-mêmes les paramètres...
Sur ces appareils photos
non automatiques, nous devions choisir "la mise au point".
Expliquez-nous ce que cela signifie, et comment l'oeil, par réflexe,
choisit, lui, sa mise au point. Et ce qui arriverait si elle était "mal
calculée".
Réponse :
La mise au point se fait
naturellement avec l’œil humain via le principe d’accommodation. Le
principe est simple, lorsque l’on passe de la vision de loin à la
vision de près cela demande une puissance plus importante à l’œil.
C’est à ce moment que le cristallin va se contracter (augmentant alors
la courbure de ses 2 faces afin de converger davantage). Lorsque l’on a
20 ans on peut considérer que l’on possède 10 dioptries de réserves
d’accommodation (ce qui correspondont alors à "la vision parfaite"),
ces réserves diminuent avec l’âge, à 40 ans les réserves deviennent
insuffisantes, c’est à ce moment là où l’on parle de presbytie. Le
cristallin n’arrivant plus à fournir cet effort n’arrivera pas à
fournir la puissance nécessaire, un objet trop proche de l’œil sera vu
flou.
Question :
En photo, on parle tout le temps de "distance focale". Pouvez-vous la définir, à partir du schéma de l'oeil ET de l'appareil photographique ?
Réponse :
Il est difficile de définir
la distance focale de manière simple sans en oublier la
moitié. Mais pour donner une brève idée, il faut savoir qu’il existe la
distance focale objet (distance séparant le plan objet du foyer objet
noté f) et la distance focale image (séparant le plan objet du foyer
objet noté f’). Dans le cas d’une lentille mince la distance focale est
alors la distance séparant le centre optique du foyer image f’. Mais
j’ai peur là de commencer à embrouiller vos lecteurs , c’est pourquoi
je vous invite à lire un article plus complet et mieux expliqué sur
wikipédia notamment. * voir fin de texte
Question :
La distance focale de l'objectif va varier, selon l'objectif dit "normal" (50 mm), en passant par le grand angle, où elle va diminuer. Dans le téléobjectif, elle va au contraire augmenter, parfois considérablement.
Qu'arriverait-il si cette distance focale n'était pas appropriée (trop courte ou trop longue, par rapport à la position de l'écran) ? Et, au fait, l'écran, c'est quoi, dans l'appareil ? Et dans l'oeil ?
Réponse :
L’écran n’est autre que la rétine même si elle ne fonctionne pas de la même façon. Celle-ci contient des photorécepteurs dont les prolongements nerveux forment le nerf optique. Ce dernier va ensuite diffuser les informations jusqu’au cerveau, sous forme de flux électriques. Le cerveau va ensuite analyser l’image, la retourner et l’interpréter. On pourrait même donc considérer en exagérant un peu que le véritable écran est notre cerveau.
Quand à "la distance
focale" si elle n'était pas appropriée (trop longue ou trop courte),
par rapport à l'écran fixe, l'image sur l'écran ne serait pas nette (ce
qui pour l'oeil correspondrait à une vision floue).
Question :
Certains se souviennent peut-être des premiers appareils photos, avec chambre noire en accordéon, celui-ci permettant d'allonger ou de raccourcir le plan où se formait l'image. C'était le plan-image qui se déplaçait. Dans les appareils modernes, c'est, pendant la mise au point, l'objectif qui se déplace, en se rapprochant ou s'éloignant.. Tout cela dans un même but. Je vous laisse dire lequel.
Réponse :
La mise au point fait
varier la distance entre l'objectif et l'écran, de façon à ce que
l'image sur l'écran soit nette.
Question :
Voulez-vous dès lors expliquer quels défauts de l'oeil vont faire se former l'image devant ou derrière la rétine, au lieu de se former exactement dessus. Ces défauts liés à quoi, comment on les nomme dans le langage courant, et comment on peut les corriger. A défaut de quoi l'oeil se comporterait comme un appareil photo à la mise au point défectueuse, avec image floue...
Réponse :
L'hypermétropie est une anomalie de l'oeil dans laquelle l'image d'un objet éloigné se forme en arrière de la rétine. L'oeil n'est pas assez convergent. Pour corriger l'hypermétropie, un verre correcteur convergent dont la vergence (~ puissance) représentée par un signe positif + sur votre ordonnance est placé devant l'œil. Cependant l’hypermétropie lorsqu’elle est faible peut être compensée naturellement par l’œil (accommodation).
La myopie est une anomalie de l'œil dans laquelle l'image d'un objet éloigné se forme en avant de la rétine. L'oeil est trop convergent. Pour corriger la myopie, un verre correcteur divergent (vergence négative) est placé devant l'œil, apparait avec un signe négatif - sur votre ordonnance.
L'astigmatisme est une anomalie de l'oeil dans laquelle un même point d'un objet donne deux images différentes. La cornée de l'oeil a une forme irrégulière, la vision des objets est déformée. L'astigmatisme rend notamment la lecture difficile. Pour corriger l'astigmatisme, un verre torique (cylindrique) est placé devant l'œil.
Je ne parlerai pas ici de
la presbytie qui n’est pas réellement un défaut,… ou alors un défaut
que nous avons tous, qui est le vieillissement du cristallin.
Question :
En particulier, que veulent
dire : des verres convergents et des verres divergents et quels sont
les défauts qu'ils corrigent ?
Réponse :
Voyez schémas, et réponses,
plus haut...
Question :
J'en resterai là pour aujourd'hui. La suite sur les sites spécialisés d'internet... : bon voyage et bon plaisir !!
Juste peut-être nous parler
un peu de la pathologie la plus fréquente, passée un certain âge. Dès
lors, pouvez-vous nous entretenir de la cataracte (cause... remède...)
Réponse :
La cataracte est
l'opacification partielle ou totale du cristallin. La cataracte la plus
répandue est la cataracte sénile à partir de 70 ans généralement. Les
causes sont nombreuses, même si ce ne sont pas les causes directes,
elles peuvent y contribuer : l’exposition trop importante aux
UV, le tabac, certaines maladies comme le diabète par exemple. Il
existe également la cataracte traumatique, généralement due à un choc
violent sur l’œil (bouchon de champagne par exemple ...).
Question :
En particulier : la vision
d'un oeil atteint de cataracte peut-elle être améliorée simplement par
des verres correcteurs ?
Réponse :
Les verres correcteurs vont
avoir un rôle à jouer pour le bien-être du patient, mais la seule
méthode efficace reste l’opération chirurgicale dont le taux de
réussite est très élevé de nos jours.
Question :
Je ne vous quitterai pas
sans vous avoir
posé quelques questions plus intimes... : les écoles d'optique
recrutent à partir de quel diplôme du secondaire ? Combien d'années
durent, dès lors, les études, pour obtenir le Brevet Professionnel ?
Existe-t-il des diplômes supérieurs à celui-ci ? Pourquoi avoir choisi
cette profession ?
Réponse :
Les formations en optique sont nombreuses, mais pour se faire accepter dans une école d'optique (sur dossier), il faut avoir un bon niveau général. La tendance est de privilégier les personnes venant de la filière scientifique Bac S. Un Bac professionnel a été créé il y a 1 an à peine, se déroulant sur 3 ans. Il est accessible dès la fin de 3e et a remplacé le BEP.
Je
suis titulaire d'un Brevet de technicien supérieur qui s'obtient 2 ans
après le BAC. Il existe des diplômes supérieurs à celui-ci, il est
également possible de se spécialiser (en technique, en lentilles de
contact) ce que je compte faire prochainement…
Question :
Quelles sont les
satisfactions actuelles
que vous éprouvez à exercer ce métier? Répondent-elles à vos attentes,
par rapport au choix initial ?
Réponse :
Les satisfactions sont
nombreuses, opticien est un métier passionnant alliant à la fois le
côté médical et le véritable contact avec le patient, puisque c'est
nous qui sommes là au moment où il redécouvre sa nouvelle vision
corrigée. La société veut qu'une grande part de mode fasse partie du
métier via les marques de montures. Le seul bémol - et hélas cela ne va
pas aller en s'améliorant - est le temps que l'on prend à
faire de la paperasse : le côté commercial prend le pas sur l'aspect
médical. Je ne parlerai pas de la pression que les mutuelles mettent
sur leurs adhérents et qui nuit à la qualité de notre travail. Je vous
laisse juge en regardant ce petit reportage du 13h de TF1.
Notes de Cancer- Espoir :
Ce
que je fais faire souvent dans mes ateliers-mémoire :
A
partir d'une lettre de
l'alphabet débutant le mot, trouvez ce mot en fonction
d'une
définition donnée. Selon le niveau de l'atelier, je vais faire facile
ou plus difficile. J'annonce la couleur : Niveau CM1 ou niveau
fac ! Lettre L par exemple :
Charades
(ils adorent) : on peut
les construire soi-même. Par exemple :
Mon tout est un
monsieur qui doit savoir parler ! = conférencier (c'est phonétique)
Rapport
de cause ou d'effet :
placez DONC ou CAR, selon le cas :
Trouvez
des villes
en fonction d'indices, des capitales, les pays en
fonction des capitales, des dates marquantes, des personnages célèbres,
des dates historiques (il y a des sacrés calés, parfois...), des
prénoms ou des fleurs en fonction du début d'une chanson, ou l'inverse,
des homonymes, et épeler leur orthographe (ce n'est pas si mal...). Le
jeu du "oui ou non" : "l'aorte est l'une
de nos veines principales"... à tous les coups ils se fourrent
dedans, car c'est une artère ! "Il n'y a que 4 mois dans
l'année qui ont 30 jours !" C'est vrai... "Le
macaque est un homme très laid"... Non, c'est un singe
d'Afrique...
Pour
changer, trouvez l'objet caché dans le sac...
gommes, crayons, dé à coudre = facile... sifflet de cocotte
minute = plus difficile... modèle réduit d'ancienne machine à coudre =
très difficile
Calcul
mental : après cette pause, vous êtes en pleine forme pour
aller au marché acheter un lot de 100 bonbons en promo. A la maison vos
3 petits enfants vous attendent avec impatience pour le partage.
Pourrez-vous partagez d'un coup, équitablement, vos 100 bonbons !?
"Non". Un petit copain arrive. Le partage équitable sera-t-il possible
? "Oui". Un autre arrive encore. Ce sera encore possible !? "Heuh...".
Il seront à combien ? "A cinq" ! Alors ? "Alors oui". Et avec un 6e ?
(Niveau CM 1, n'est-ce pas !)... Le marché n'est pas terminé
! En principe, ils n'aiment pas y aller en ma compagnie lorsqu'ils
doivent calculer ce qui leur reste dans le porte-monnaie, sur leurs 100
€ de départ, après l'achat d'1,5 kg de noix de veau en promo, à 16 € le
kilo et de 5 parts de tarte à 2,5 € la part !
Et
à présent, lecture du nombre... : donnez donc des
chiffres, au hasard : 47629153801
Pour
souffler un peu : cherchons l'intrus :
A présent, vous
allez bosser sérieusement : me créer une famille
d'objet !! Pas
d'amateurs !? Bon, je commence : DRAP... SERVIETTE ? Ouais... TAIE...
LIT !? Faux ! C'est l'intrus ! MOUCHOIR !?
OK, c'est bon...
Et maintenant compléter les
expressions :
Stop pour aujourd'hui ! Prochaine
fois : les masculins et féminins : APOGEE, c'est...? Non,
ce n'est pas féminin, je ne le savais pas non plus...
Juste m'aider, avant de partir, à
raconter une histoire : mon beau-frère était spécialisé
pour en raconter des vertes et DES PAS MURES. Sa femme était un vrai
cordon BLEU. Chez elle, on ne dînait pas sur le POUCE. J'en avais l'eau
à LA BOUCHE. Il faut dire qu'ils étaient riches comme CRESUS. Carrément
pleins aux AS. Lui racontait ses blagues, la bouche en COEUR. Moi, cela
m'entrait dans une OREILLE POUR SORTIR PAR L'AUTRE.. Sa femme était au
7e CIEL. Carrément sur son petit NUAGE. Ouvrant des yeux de merlan
FRIT. Il est vrai qu'il en connaissait un RAYON, et qu'il savait en
mettre PLEIN LA VUE. Pour finir, je me retrouvais là, rouge comme UNE
TOMATE, les idées carrément sens dessus DESSOUS, et je n'essayais même
pas de donner LE CHANGE ! Pour finir, j'avais envie de lui dire :
"Stop, nous n'avons pas gardé les COCHONS ENSEMBLE !". Sa femme
semblait toutefois lui donner carte BLANCHE. Elle semblait tout feu
TOUT FLAMME, et je pris congé, ne voulant pas être plus ROYALISTE QUE
LE ROI.
CONCLUSION : si cela vous
"botte", venez nous retrouver dans les locaux de la permanence de
CANCER-ESPOIR, (à Intercom-Santé 57), au n° 3, rue du Cygne, à
Thionville, tous les 1ers mardi du mois. Ceci de 15h 30 à 17 h. Il est
envisagé de le faire aussi tous les derniers mardis, si nous avons
suffisamment de monde. Dites-le à vos amis...
Les
jambes : les
p'tits conseils de Tante YvonneNe pas confondre avec les jambes lourdes... (voir ci-dessous)
Où et comment avez-vous mal aux pieds !? Par intermittence ? Au repos ? En bougeant ? Aux orteils ? En posant le pied au sol ? Après certains mouvements ?
Prenons le cas le plus simple et le plus facile : Vous avez des cors aux pieds ! Ils proviennent de chaussures inadaptées, que vous chaussez à répétition, au lieu de changer de chaussures tous les jours.
Je m'adresse là aux femmes, généralement plus coquettes que les hommes...
Si vous êtes abonnées toujours au même type de chaussures, alors les cors ne vous quitteront plus, même en changeant de chaussures ! Exemple : talons hauts formant un dénivelé de plus de 5 cm... voire 10 cm.... : pratiquement tout le poids repose sur l'avant du pied : celui-ci sera déformé (trop forte cambrure), ce qui est susceptible d'entraîner douleurs du pied, de la jambe, et déformation de la cambrure des vertèbres...
Mais revenons à notre pied : dans le cas cité, le ou les cors vont préférentiellement se former dans la partie avant, dessous la plante. Plus vous prendrez de l'âge et plus le phénomène va s'accentuer, car notre épiderme perd de sa qualité (au même titre que nos cheveux), au fur à mesure que le temps passe... Il a tendance à s'épaissir et à former des paquets de cellules mortes.
Le surpoids n'arrangera rien au niveau du pied, bien sûr...
Il convient, dans tous les cas, de demander à un podologue de prendre l'empreinte du dessous de votre pied. En fonction de cela, le spécialiste (médecin ou podologue) vous fabriquera, si nécessaire, une semelle correctrice, qui répartira mieux les points de pression. Que ce soit pour des raisons de trop forte cambrure - ou au contraire, de "pieds plats".
Si vos chaussures sont trop pointues, vous risquez l'hallus valgus, avec déformation et inflammation de l'articulation au niveau du gros orteil. Il existe des redresseurs d'orteils, à poser nuitamment. Mais avant tout il convient de choisir des chaussures de forme "normale", et au besoin chez un orthopédiste.
Enfin, si vos chaussures sont trop courtes, parce que vous vous obstinez à vouloir chausser du 39 au lieu d'un bon 40 fillette, les orteils auront tendance à se recroqueviller et à se poser "en marteau", d'où durillons sur le dessus des orteils, lesquels, pliés, appuient trop fort sur le haut de la chaussure !
Certes, les opérations, cela existe, mais tant qu'à faire, si on peut les éviter...
Ainsi, j'ai vu l'une de mes amies se traîner 3 mois durant à l'aide d'une canne, l'orteil plâtré, et redressé par un clou...
Evitez, passé un certain âge, de se promener, l'été, pieds nus dans les chaussures, et même dans des nus-pieds. Quant aux tongs, au-dessus de 40 ans, le port en est très peu prudent, tant pour la sécurité du positionnement du pied se posant au sol, que pour l'intense frottement se concentrant sur une petite surface de maintien, ce qui risque d'engendrer ampoules, blessures, infections, mycoses...
Evitez, surtout l'été, les voiles de tergal ou de nylon, qui n'absorbent pas la transpiration.
Inutile de préciser : douchette, au moins une fois par jour, tiède-froid ou alternance chaud-froid. A préférer aux bains.
Le mieux est de disposer d'un nombre raisonnable de paires de chaussures, et d'en changer tous les jours : votre pied se reposera, et la chaussure aussi !
Donc, rappelez-vous : chaussure à petit talon (ballerines possibles, mais pas non plus systématiquement) - chaussures pas trop petites, pas trop étroites, ni trop pointues, et aussi : tenant BIEN au pied : condition pour ne pas se tordre la cheville ! Cuir si possible souple. Semelle de cuir si mycoses fréquentes...
Enfin, si le mal est fait, et les durillons présents : jets de la douche en alternance chaud-froid sur ces pauvres pieds, et entretien soigneux des ongles : ne pas perdre l'habitude, si possible, de se les couper soi-même, ce qui implique une certaine gymnastique à laquelle il conviendra de renoncer le plus tard possible ! Si vous avez peur de vous blesser, ou que votre vue "n'est plus ce qu'elle était", il existe des kits électriques pour le soin des pieds.
Enfin, et c'est TRES important : se sécher les pieds aussi entre chaque orteil, afin de ne pas favoriser les mycoses. Eventuellement une petite crème pour masser. Des lotions spéciales favorisant la circulation existent en pharmacie ou parapharmacie, et ne peuvent que renforcer l'effet bénéfique des bains et autres massages.
Ce n'est PAS fini ! : vous avez un hallus valgus, et pas d'appareillage redresseur ?! Placez-vous le soir un cylindre de coton, immobilisé par un petit pansement, entre ce gros orteil et son voisin. Tirez doucement, d'abord, plusieurs fois, le bout du gros orteil vers l'extérieur. Systématiquement tous les matins et tous les soirs. En cas d'orteils en marteau : exercices matin et soir : maintenez fermement l'orteil en marteau, en même temps que son voisin, dans la pince formée par votre main, la jambe pliée et ramenée vers vous. Pressez et relâchez la pince, de nombreuses fois, de façon à aplatir de force le rebelle. Qui s'y prêtera d'ailleurs de mieux en mieux. Rien ne vaut cet exercice correcteur...
Il est possiblenéanmoins (faute de mieux), d'acheter des coussinets à maintenir à l'aide d'un élastique aux bons endroits pour ce genre de déformation.
Autres maux de pieds : ils peuvent être d'origine extrêmement variée. Même si, statistiquement, le plus souvent, le mal provient de déformations diverses + cors aux pieds (avec, à l'origine, des chaussures inadaptées, portées systématiquement, ou une mauvaise cambrure liée aux hauts talons, ou l'absence de talon, ceci accentué par l'excès de poids, et éventuellement l'ostéoporose ou la décalcification pendant une grossesse), toute une série d'entorses, ou de fractures, voire de microfractures, négligées, peuvent être à l'origine de graves problèmes, au niveau du pied, en particulier, et de la locomotion, en général.
Quelques exemples parmi de nombreux autres : une femme pourtant jeune, et très mince, est passionnée de patinage et de sauts sur la glace. Insidieusement, il se produit au niveau de l'os du talon une microfracture qui immobilisera cette personne dans un plâtre plus de 6 mois...
Autre exemple : une jeune femme pratique le foot en compétition (cela existe !) : elle se fait de nombreuses entorses, et, comme c'est une "dure à cuire", elle se contente de serrer les dents. Pour finir, elle ne s'aperçoit pas que sa dernière entorse l'empêche, en marchant, de poser le talon au sol... Conséquence : un faux pas, pour éviter une flaque d'eau, la fait chuter, et se déchirer un ligament croisé du genou. Il s'en suit une cascade de conséquences, d'examens, et d'opérations. Au bout d'un an, elle est redevenue opérationnelle, en ce qui concerne sa profession. Mais foot exclu, bien sûr ! Et surveillance - à vie - des parties sensibles...
Dans ce genre de cas, il convient pour commencer d'aller sans tarder consulter un - ou des - spécialistes - médecins du sport - chirurgiens orthopédistes - et de passer les examens utiles.
Si vous remarquez qu'une chevillère vous soulage et vous maintient, sans vous écraser la cheville, portez-là aussi longtemps que vous en sentirez les bienfaits.
Mais je n'ai pas fini de faire le tour : les pieds peuvent vous faire mal, simplement parce qu'ils sont enflés, surtout au niveau des chevilles. C'est fréquemment lié à l'âge et au surpoids, et à la fatigue, le soir venu. Mais pas seulement. Au besoin, demandez à votre médecin qu'il vous recommande un phlébologue, ou angiologue, et au besoin qu'il vous prescrive des examens pour vérifier le fonctionnement de certains organes.
Il peut y avoir aussi un phénomène d'hérédité. Si vous avez du diabète, cela n'arrangera bien sûr pas vos pieds non plus... Il faudra dans ce cas être particulièrement prudent, et demander conseil au médecin pour le soin de vos pieds. Si vous avez une tendance aux ulcérations, avec ou sans diabète, il faudra particulièrement veiller à de bonnes chaussures, au cuir souple. Surveiller votre alimentation, éviter les épices, l'alcool, le tabac. Mettre des bandages de contention si vous les supportez, et êtes sujet(tes) aux oedèmes.
Il vous faudra alterner, dans la journée, fréquemment, les positions debout, assis, voir couché... Souvent jambes surélevées, mais ne pas croire non plus que de ne pas bouger va vous aider, au contraire. Eviter à tous prix le chaud aux pieds (sol chauffant p.ex.).
Si vous faites un métier où vous êtes le plus souvent debout, immobile, c'est très mauvais pour vos pieds. Et pour vos jambes, et vos varices.
Si vous êtes tout le temps assis(es), ce sera très mauvais pour votre dos, vos jambes, et votre circulation générale.
Essayez de marcher un maximum dans la journée. Je dis "marcher", à allure normale. Evitez les piétinements. S'ils ne peuvent être évités, prenez quelques minutes sur votre temps de travail pour effectuer, à répétition, par exemple au moins toutes les demi-heures, des sautillements, sur place, comme si vous effectuiez un petit footing. Si vous vous fixez un objectif (par ex. une centaine de petits sauts), ce sera plus stimulant. Avec des baladeurs, davantage encore, mais attention à vos tympans. Si vous n'aimez pas sautiller, alternez, simplement, le passage sur la pointe, d'un pied à l'autre.
Ne vous bornez pas à cela. Faites des équilibres sur un pied, puis sur l'autre. Levez une jambe, le plus haut possible, par devant, latéralement, par derrière. Pliez la jambe, étirez-la... En tout, deux minutes chaque fois, une dizaine de fois par jour. Votre patron aura plus envie d'en rire que de vous voir tirer sur votre cigarette, devant la porte.
Enfin, si vraiment vous
n'avez pas le droit de vous lever de votre
siège avant que quelques heures ne se passent pendant lesquelles vous
devrez surtout faire bouger vos doigts sur le clavier de l'ordinateur,
pendant que vos collègues vous surveilleront du coin de l'oeil, prenez
régulièrement deux minutes chrono pour leur faire,
symboliquement, un petit pied de nez, en même temps que vous
bougerez vos pieds de la façon suivante:
Quelle personne en bonne santé veut accepter le pari que si les conseils préconisés sont tous bien suivis, ses pieds, dont elle s'occupera davantage, arrêteront de lui faire la vie dure !?
Parce que l'homme (et donc la femme), ont oublié, trop souvent, qu'ils étaient fait pour bouger. Et notre corps, pas très content, régulièrement, nous le rappelle !
Ah,
j'allais oublier : ne croyez SURTOUT pas que si vous passez
vos
journées pantoufles aux pieds, cela va vous faire du bien : mieux
vaudrait alors, simplement, de grosses chaussettes. Car les pantoufles
vous empêchent de faire travailler votre pied au mieux de ses
possibilités. Dans la pantoufle, le pied est sans ressort. Et le moment
vient toujours trop vite, où, au lieu que ce soient elles qui vous
portent, ce seront vos pieds qui vont les traîner au sol pour ne pas
les perdre...
Si votre
circulation veineuse laisse à désirer :
Si vous
êtes régulièrement affligé(e) de vertiges et autres malaises :
Si vous souhaitez voir traiter un sujet
particulier, n'hésitez pas à nous écrire