Lutte contre le tabac

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Lutte contre le tabac

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Le Journal de l'Agglomération Portes de France - Thionville - Hiver 2020 - 2021

Mairie sans tabac : Thionville et l'Agglo sur le front

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Attention ! La lutte contre le tabagisme n’est pas une chasse aux sorcières mais bien une lutte contre un fléau ! L’objectif est de tendre vers une dénormalisation du tabac, dans la continuité des mesures nationales. Car il est essentiel de privilégier la santé de tous sans pour autant stigmatiser les fumeurs.
En 2017, le Grand Est comptait 1,2 million de fumeurs quotidiens âgés de 18 à 75 ans et se plaçait ainsi au 4ème rang des régions présentant le plus fort taux de tabagisme. Afin de combattre ce fléau, l’Agence Régionale de Santé a lancé un appel à projet à l’issue duquel la ville de Thionville a été sélectionnée en qualité de ville-pilote pour expérimenter l’opération « Ville Libres sans tabac ». Une initiative à laquelle la Communauté d’Agglomération a choisi de s’associer.
  • La lutte contre le tabagisme ? Une priorité pour l’Agence Régionale de Santé (ARS) du Grand Est qui, au début de l’année 2021 a programmé le lancement de l’opération « Villes sans tabac », expérimentation à laquelle participeront trois villes pilotes : Joinville (en Haute-Marne), Mulhouse et Thionville. Le projet, déployé sur 3 ans, pour une bonne santé et un mieux-être, consistera en la mise en place d’actions en direction de la population : accompagnement à l’arrêt du tabac, création d’espaces sans tabac, contrôles de ventes aux mineurs…
Des agents exemplaires
  • Souhaitant mettre l’accent sur l’exemplarité du service public pour la lutte contre le tabagisme tout en poursuivant les objectifs fixés par le Contrat Local de Santé, la Ville de Thionville et la Communauté d’Agglomération se sont associées dans le premier volet de l’opération dénommé « Mairie sans tabac », au cours de laquelle l’expérimentation des mesures devait être conduite auprès des agents et des visiteurs (création d’espaces sans tabac autour des bâtiments administratifs). L’opération a démarré le 02 novembre.

    Ainsi, depuis cette date, les agents qui en manifestent le besoin ont la possibilité de prendre jusqu’à 3 rendez-vous sur leur temps de travail avec des professionnels de santé ou spécialisés dans les questions de tabacologie. Ces entretiens sont l’occasion pour les fumeurs, de faire le point sur leur consommation de tabac, leur motivation et les ressources disponibles pour une démarche d’accompagnement d’arrêt du tabac. Pour soutenir les personnes qui souhaitent arrêter de fumer, des ateliers sont mis en place en rapport avec la gestion du stress, l’activité physique et l’équilibre alimentaire.

    Un dispositif élargi au grand public à partir de janvier 2021 sous l’appellation Ville libre sans tabac. Rendez-vous est pris.
En toute complémentarité
  • Les élèves aussi ! En parallèle avec Mairie sans tabac, le Contrat Local de Santé prévoit un volet en direction des élèves de CM2 des communes de Basse-Ham et Yutz, soit 8 classes pilotes. Conduite sur 3 ans, l’opération a débuté en 2017 et porte sur le développement des compétences psycho-sociales. L’objectif est de faire émerger chez les élèves une capacité à éviter l’entrée dans le tabagisme, trop souvent constatée avec l’entrée au collège. Des ateliers conduits par des professionnels permettront aux participants de travailler sur la confiance en soi, le respect, les façons d’échapper à l’influence d’autrui…
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Le Républicain Lorrain du 18/10/2022 - Par Sabrina FROHNHOFER - Photo RL/Armand FLOHR/Sabrina FROHNHOFER

Thionville vous guide dans votre combat contre le tabac
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Depuis un an, Thionville fait partie de Ville libre sans tabac. Les écoles maternelles et primaires sont déclarées zones sans tabac. Photo RL/Armand FLOHR
Thionville fait partie des trois communes pilotes à avoir intégré le dispositif Ville libre sans tabac. La municipalité a décidé de profiter de Novembre, mois sans tabac pour lancer sa campagne A Thionville, on vous aide à arrêter de fumer.

« Fumer, c’était normal, avant ; même à l’hôpital, on fumait tous. J’ai été fumeur », avoue le maire Pierre Cuny. Libéré, délivré du tabac, il milite à présent pour éveiller les consciences et limiter le tabagisme passif. Il y a un an, Thionville a rejoint le réseau Ville libre sans tabac. « Il y a deux fléaux dans notre société actuelle : l’alcool et le tabac, il est urgent de prévenir. C’est pour cela qu’on a souhaité intégrer ce projet expérimental proposé par Gest (Grand Est sans tabac) et financé par l’Agence régionale de santé Grand Est. »

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Ce mardi la campagne A Thionville, on vous aide à arrêter de fumer a été lancée. Photo RL/Sabrina FROHNHOFER
Des professionnels pour vous accompagner

Depuis longtemps mais encore plus ces derniers mois, Thionville a pris le problème à bras-le-corps, créant différentes zones sans tabac dans quinze parcs et aux abords de vingt écoles maternelles et élémentaires. « Nous avons formé des agents de la police municipale qui contrôlent le respect des interdits de vente aux mineurs et nous comptons trois centres d’aides au sevrage tabagique. Nous accompagnons également nos agents qui désirent arrêter. » En vue d’aller plus loin dans l’action, la municipalité a eu l’idée dans le cadre de Mois sans tabac de lancer la campagne A Thionville, on vous aide à arrêter de fumer. « Les professionnels de santé sont sensibilisés, là pour conseiller et guider, car chacun, qu’il soit médecin, dentiste, sage-femme, pharmacien, infirmier, à un rôle à jouer dans cette lutte contre le tabac. »

Deux tiers des fumeurs veulent arrêter

Ce mardi, le professeur Yves Martinez, président du Gest était à Thionville. « Pourquoi arrêter ? Car à 30 ans, on gagne dix ans de vie et on s’enrichit ! On le fait pour ses enfants, pour ses proches. Deux tiers des fumeurs rêvent de stopper, mais on le sait, c’est difficile. C’est une drogue légale. Pour s’en sortir, il faut s’entourer de professionnels. » Thionville fait partie des trois villes engagées dans la démarche avec Joinville et Nancy. « Un tiers des jeunes est impacté, rappelle Jean-Christophe Hamelin-Boyer, conseiller municipal délégué à la santé. On doit s’engager, poursuivre les formations. » Quant à l’ARS, qui finance le dispositif, elle ne s’en cache pas : le chemin sera long. « 30 % des habitants du Grand Est fument. On doit tout mettre en œuvre pour limiter l’entrée des jeunes dans le tabac. C’est une question qui nous concerne tous. Il ne faut pas hésiter à joindre un tabacologue au 3989, si on souhaite être accompagné », invite Lidiana Munerol de l’ARS. Mais attention, on ne stigmatise pas les fumeurs. On leur donne des outils. Ils sont libres de les utiliser ou non. Par nos actions, on tente surtout de protéger les non-fumeurs. »

Par Sabrina FROHNHOFER
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Le Républicain Lorrain du 29/10/2022 - Par Sabrina FROHNHOFER - Photo RL/Gilles WIRTZ/Sabrina FROHNHOFER

Thionville et Metz - Mois sans tabac : et si vous tentiez d’arrêter ?
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Et si vous profitiez de novembre, mois sans tabac depuis 2016, pour dire stop à la nicotine ? Photo RL /Gilles WIRTZ
Chaque année, 75 000 personnes en meurent. Depuis 2016, l’opération Mois sans tabac est lancée en novembre. L’occasion de faire le point sur sa consommation et peut-être songer à stopper pour de bon. Patchs, hypnose, laser, suivi par un tabacologue… et vous, qui sera votre allié ?

25 % des Français dont 20 % des femmes enceintes fument. En novembre, Tabac info service et Santé publique France relancent l’opération Mois sans tabac. Initiée en 2016, elle a permis à près de 80 000 personnes d’essayer voire de stopper leur consommation durant quatre semaines, « car si on tient trente jours, on multiplie par cinq les chances de ne pas reprendre », assure Isabelle Girard, chargée de prévention et tabacologue au centre Edison de Metz et à l’Espace ressources de Thionville. « Nous sommes des centres de prévention en addictologie. » Les unités de sevrage tabagique n’existent plus dans les hôpitaux, « il y a des infirmières en maternité, mais pour les personnes qui souhaitent arrêter voire des jeunes, l’âge de la première cigarette étant de 15 ans, il faut nous contacter. »

Plus addictif que l’héroïne

On pousse la porte du centre Edison de Metz surtout pour l’alcool, « le tabac arrive en troisième position après le cannabis. C’est anonyme, confidentiel et gratuit. On ne juge pas, ce qui compte c’est le bien-être de la personne qu’elle envisage de réduire ou d’arrêter complètement. »

La consultation est possible sur rendez-vous. Un bilan est réalisé sur la consommation et les habitudes. « On évalue la dépendance physique et psychique. Il faut savoir que la nicotine est plus addictive que l’héroïne. Le processus d’arrêt peut être long et nécessite parfois entre trois et cinq tentatives pour y parvenir. »
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Isabelle Girard intervient au centre Edison à Metz et à l’Espace ressources à Thionville. Photo RL /Sabrina FROHNHOFER
Se faire accompagner

Votre décision est prise : vous voulez arrêter de fumer. « Pas simple de se priver d’une chose dont on est dépendant, qui fait partie des gestes et habitudes, ancrés depuis des années. Je recommande un suivi. Nous, tabacologues, nous pouvons comme les médecins prescrire des substituts. » Patchs et gommes à mâcher sont les plus connus. « C’est remboursé. Il existe aussi des médicaments. » Quant à la cigarette électronique, elle peut être le coup de pouce, une méthode de transition, mais prudence. « Elle a été créée en 2003 pour arrêter de fumer. À l’origine, elle était sans nicotine. Aujourd’hui, elle possède des sels de nicotine. C’est hyper addictif. »

Des bienfaits sur la santé

Dès l’arrêt, vous apprécierez les changements. « Vous retrouvez le goût, l’odorat, votre souffle sera meilleur. » La peau sera plus belle, les ongles et les dents moins jaunes. « Les risques de cancers vont diminuer. » Depuis 2016, grâce aux campagnes de sensibilisation et les augmentations du prix du tabac, le nombre de consommateurs diminue. « L’image du fumeur est moins cool auprès des ados, par contre on se méfie des puffs, c’est parfumé, ça plaît. Attention, ils contiennent de la nicotine. »

Par Sabrina FROHNHOFER

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Bubu
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Le Républicain Lorrain du 29/10/2022 - Par Sabrina FROHNHOFER - Photo Julio PELAEZ

Ville libre sans tabac : Thionville engagée depuis un an
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Thionville part en guerre contre les mégots et met tout en œuvre pour préserver les non-fumeurs. Photo RL/Julio PELAEZ
Chaque année, 75 000 personnes en meurent. Depuis 2016, l’opération Mois sans tabac est lancée en novembre. L’occasion de faire le point sur sa consommation et peut-être songer à stopper pour de bon. Patchs, hypnose, laser, suivi par un tabacologue… et vous, qui sera votre allié ?

Le projet Ville libre sans tabac a été lancé par Grand Est sans tabac et le Comité national contre le tabagisme en 2019. Trois villes y adhèrent : Thionville, Joinville et Nancy. « Nos objectifs sont : prévenir l’entrée dans le tabagisme en rappelant que l’interdiction de vente aux mineurs existe ; aider les fumeurs à arrêter en leur permettant de rencontrer des professionnels et améliorer la qualité de vie des non-fumeurs en créant des zones non-fumeurs près des écoles et dans les parcs », a rappelé le docteur Yves Martinet, président du Gest , présent à Thionville le mardi 18 octobre. Une ville libre sans tabac ce n’est pas pour autant une ville sans fumeur même si l’objectif recherché est de contribuer à une génération sans tabac d’ici à 2030.

Deux tiers des fumeurs rêvent d’arrêter

« On le sait : deux tiers des fumeurs souhaitent arrêter. Mais peu franchissent le pas, ne sachant vers quel professionnel se tourner, c’est pour cela qu’on a lancé : A Thionville, on vous aide à arrêter de fumer », souligne le maire Pierre Cuny. Chirurgiens, dentistes, infirmiers, kinés, pharmaciens sont à votre écoute pour vous conseiller, il ne faut pas hésiter à leur parler de votre désir de dire stop au tabac.

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