Octobre Rose 2022 - Les actions

Une course-marche 100% féminine à Thionville au profit de la lutte contre le cancer du sein
Bubu
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Le Républicain Lorrain du 26/10/2022 - Photo RL

Audun-le-Tiche - Un week-end de sensibilisation au dépistage du cancer du sein
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La marche pour Octobre rose a rassemblé de nombreuses personnes, hommes et femmes. Photo RL
Pour une première marche rose, la mobilisation a été à la hauteur des espoirs mis dans cette manifestation par la Ville. Cette couleur vive a envahi les rues de la localité dimanche et attiré l’attention sur le dépistage du cancer du sein.

Le risque était grand pour la localité d’organiser des manifestations dans le cadre d’Octobre rose, de nombreuses municipalités ayant, un peu auparavant, déjà mis en scène cette manifestation.

Rien n’y a fait et les Audunois ont montré que la solidarité n’était pas un vain mot en s’associant en nombre à cette mobilisation dont le point d’orgue a été sans conteste la marche organisée dimanche matin au départ de la salle Jean-Moulin.

Horaire matinal pour le départ de cette marche familiale aux couleurs roses.

Les participants ont pu au départ se procurer le tee-shirt, au nom des Roses audunoises, édité exceptionnellement pour cette journée.

150 participants

Près de 150 personnes se sont inscrites pour suivre leurs guides du Train 11 et ainsi apporter leur soutien à la recherche contre le cancer du sein.

Plusieurs autres manifestations ont également été mises sur pied pour ce week-end de mobilisation. Si ces différentes informations n’ont pas accueilli autant de personnes, elles ont toutefois été suivies par un nombre relativement important de gens et pour une première, les organisateurs ont en tiré une réelle satisfaction.

Tout avait débuté le vendredi avec une conférence sur l’éducation au dépistage du cancer du sein. Samedi, une soirée fille était organisée avec des ateliers bien-être et d’éducation à l’autopalpation. Ces ateliers ont été suivis par une soirée karaoké bien orchestrée. Petit bonus, le dimanche après-midi avec une pièce présentée par la Cie Bella Donna à la MJC. Tous les bénéfices de ces journées seront reversés à l’association Dames de cœur.
Bubu
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Le Républicain Lorrain du 28/10/2022 - Par Cloé VANONI - Photo RL/Armand FLOHR

Thionville - Cancer du sein : nouvelle coupe, nouvelle vie
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En France, près de 55 000 cancers du sein sont détectés chaque année. Photo RL/Armand FLOHR
Les élèves du CFA coiffure de Thionville participaient à l’opération Boucles Roses, mardi 25 octobre, pour être sensibilisés au cancer du sein. Ces apprentis sont souvent confrontés à des clientes atteintes et doivent savoir les prendre en charge correctement.

Coiffeur et psychologue, quelle différence ? La frontière est mince, selon Gaëlle Harter, professeure de coiffure au CFA de Thionville. C’est à partir de ce constat et d’une volonté de sensibiliser au cancer du sein qu’elle a décidé de mettre en place, l’année dernière, l’action Boucles Roses dans son établissement. Reconduite cette année, elle vise à récolter des fonds pour la ligue contre le cancer dans le cadre d’Octobre rose. Les élèves s’inscrivent sur le site coiffure vitalité et 10 € sont directement reversés à l’association.

« Des discussions naissent entre nous pendant cette journée et ça crée des rapprochements, notamment quand la famille de l’étudiant est touchée. En plus, les jeunes coiffent pour le plaisir pendant l’opération et non dans un but d’examen », explique leur encadrante aux cheveux blonds teintés de roses. Les élèves s’entraînent aussi à faire des ondulations roses sur des têtes à coiffer. Le résultat, posté sur Instagram rapporte 5 € à l’association.

« On prend soin des cheveux et des âmes des clientes »

Alexandra Willot, une ancienne élève, a participé à la première édition de l’action, l’année dernière. Elle est venue soutenir ses camarades cette année en arborant fièrement des mèches roses et le fameux flot de la même couleur. « Je le porte tous les jours depuis le début du mois. Les clientes le voient, posent des questions et parfois se confient. On prend soin des cheveux et de l’âme des clientes », confie la jeune professionnelle. Sa professeure en profite alors pour rebondir sur la notion de charge mentale inhérente au métier. « Quand vingt personnes se livrent en une journée et qu’en plus on a nos propres soucis à régler, on peut vite être dépassé. C’est déjà lourd quand on a 45 ans, alors à 20 ans, ça l’est encore plus », explique-t-elle entre deux conseils de sécurité sur la pose d’une couleur.

« Le plus dur, c’est quand elles viennent pour se faire raser le crâne »

Ce poids, Lucie Candusso, une élève, l’a déjà ressenti à plusieurs reprises quand des personnes atteintes de cancer du sein sont venues dans le salon où elle travaille. « Le plus dur, c’est quand elles viennent pour se faire raser. À ce moment-là, à mon travail à Hayange, on les fait venir le matin, avant tout le monde. Elles sont plus à l’aise comme ça », explique-t-elle en faisant des torsades, roses bien sûr, à sa tête à coiffer. L’apprentie ajoute qu’elle est vraiment contente quand elle les revoit, parfois un an après, pour leur première coupe de rémission. Mais cette confrontation avec la maladie est compliquée à gérer pour elle. « Ça me rappelle des mauvais souvenirs. Plusieurs personnes de ma famille ont eu un cancer du sein , dont ma mamie. » Quand l’étudiante a dit à ses proches qu’elle participait à une action de sensibilisation sur le cancer du sein, leurs yeux ont parlé pour eux. Elle y a lu de la fierté.

Par Cloé VANONI

Les photos :
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L’action Boucles roses permet de collecter des fonds pour la Ligne contre le cancer. Pour cela, les élèves s’inscrivent sur le site Coiffure vitalité et 10 € sont directement reversés à l’association. « J’ai partagé le lien avec tous mes amis Facebook », affirme Lucie Candusso, une étudiante.
Pour visualiser les autres photos du Républicain Lorrain : cliquez ici

Bubu
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Le Républicain Lorrain du 03/11/2022 - En partenariat avec Destination Santé - Photo Illustration Adobe Stock

Santé - 30% des femmes atteintes d'un cancer du sein développent des métastases
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« Un cancer du sein métastatique n’a rien à voir avec un cancer localisé durant lequel on va se mettre entre parenthèses un an ou 2 ans pour se soigner, puis on peut reprendre le cours de sa vie avec une surveillance adaptée », explique Laure Guéroult-Accolas, fondatrice de l’association Patients en réseau – Mon réseau cancer du sein. Illustration Adobe Stock
Environ 20 à 30% des patientes diagnostiquées pour un cancer du sein développent des métastases au cours de leur maladie. Pourtant, cette forme métastatique est souvent oubliée et largement méconnue.

Cancer du sein métastatique, de quoi parle-t-on ?

On parle de « cancer du sein métastatique » lorsque les cellules cancéreuses ne sont plus uniquement localisées au niveau du sein mais se sont disséminées vers d’autres organes, le plus souvent aux os, au foie, au cerveau ou aux poumons.

Si les métastases peuvent être identifiées dès le diagnostic initial, elles apparaissent le plus souvent au cours de la maladie.

Ainsi, on estime que 20 à 30 % des patientes traitées pour un cancer du sein développeront des métastases et que 5 % des cancers du sein sont métastatiques d’emblée.

Des besoins spécifiques

De récentes avancées thérapeutiques telles que les inhibiteurs de CDK 4/6 (pris à domicile) associés à l’hormonothérapie permettent de contrôler sur la durée les formes hormonodépendantes de la maladie et d’améliorer la qualité de vie des patientes.

Grâce à ces progrès, les patientes peuvent vivre de nombreuses années avec un cancer du sein métastatique, mais elles doivent aussi apprendre à vivre avec.

« Un cancer du sein métastatique n’a rien à voir avec un cancer localisé durant lequel on va se mettre entre parenthèses un an ou 2 ans pour se soigner, puis on peut reprendre le cours de sa vie avec une surveillance adaptée », explique Laure Guéroult-Accolas, fondatrice de l’association Patients en réseau – Mon réseau cancer du sein. « Pour un cancer du sein métastatique, il va falloir apprendre à vivre avec sa maladie (et ses traitements) afin qu’elle prenne le moins de place possible sur le long cours. »

Mais que le cancer soit d’emblée métastatique ou que les métastases se manifestent plus tard, là encore les besoins sont particuliers. « On a fait beaucoup de progrès dans l’annonce du cancer en France. Cette dernière est structurée avec le médecin et l’infirmière. La rechute, elle, est différente car elle est imprévisible. Le diagnostic se fait au détour d’un suivi. L’annonce n’est pas véritablement organisée. Il n’y a pas de temps dédié aux besoins de la patiente. Il faudrait améliorer cela. »

Un soutien physique et psychologique nécessaire

Selon les résultats de l’enquête Réalités 2 conduite par le laboratoire Pfizer, l’impact de ce cancer et des traitements sur la qualité de vie est toujours important, notamment sur :

- leur état physique (pour 44% des patientes interrogées),
- au niveau social et psychologique (pour 24 % des patientes interrogées)
- sur leur activité domestique (pour 22% des patientes interrogées).

Des patientes qui expriment en outre un triple besoin : celui d’être mieux informées ; d’être mieux accompagnées durant le parcours de soins ; mais aussi un besoin de reconnaissance sociale. Car pour elles, « il y a un décalage entre ce qu’elles vivent qui est extrêmement violent et ce que la société renvoie. Aujourd’hui on se dit : le cancer du sein ce n’est pas grave, ça se soigne bien ».

« Ce besoin d’accompagnement ne doit donc pas se faire uniquement au moment de l’annonce », précise Laure Guéroult-Accolas qui insiste sur l’intérêt de bilans réguliers permettant à la patiente d’exprimer ses attentes. « Elles ont besoin de soutien socio-esthétique par exemple. Elles ne perdent pas forcément leurs cheveux, leurs cils… Mais une sécheresse de la peau peut s’installer. Elles doivent apprendre à gérer cet inconfort. Un inconfort que l’on retrouve aussi au niveau de la sexualité. La qualité de la relation intime est essentielle. L’impact physique et psychologique est important. »

Autre illustration, « lorsque les patientes sont sous thérapies orales, elles ne vont pas à l’hôpital. Elles vont prendre leur traitement en autonomie et peuvent se sentir très seules. Ce n’est pas toujours facile de gérer tout cela seule, certaines femmes ont besoin d’être soutenues, accompagnées. »

Le Collectif 1310 : des associations pour soutenir les patientes

De nombreuses associations se sont regroupées au sein du Collectif 1310* (pour 13 octobre, Journée mondiale du cancer du sein métastatique) : Europa Donna France, Juris Santé, Life is Rose, Mon Réseau Cancer du Sein, BRCA France, Étincelle, Vivre comme avant, OSE ! et collectif Triplettes Roses. Pour en savoir plus : www.collectif1310.fr.

Toutes ont des missions différentes. Certaines sont des carrefours d’échange ou proposent des soins de support, d’autres peuvent renseigner sur le droit du travail ou apportent un soutien social… « En étant accompagnée, on peut tourner les pages pour en écrire de nouvelles », conclut Laure Guéroult-Accolas.

Des outils au service des patientes :

Depuis 2015, le laboratoire Pfizer déploie la démarche SeinChrone. Son objectif vise tout d’abord à mieux comprendre les besoins des femmes atteintes un cancer du sein métastatique pour ensuite développer et déployer des outils d’accompagnement afin d’améliorer leur parcours de soins et de vie, citons notamment :

- PactOnco.fr : un site et une page Facebook où trouver des informations (articles, livrets téléchargeables…) sur la maladie, les types de traitements, les étapes du parcours de soins ou encore le droit des malades.

- LaVieAutour.fr : ce site, accompagné d’une page Facebook, créé en collaboration avec l’Association francophone pour les soins oncologiques de support (AFSOS), permet à l’aide d’une carte interactive de trouver des associations proposant des soins de support au plus près des patientes.

- Le service d’oncologie et l’Unité de Recherche Clinique (URC) du Médipôle Hôpital Mutualiste se sont emparés de la problématique de la barrière de la langue lors des consultations. Avec le soutien du laboratoire Pfizer, ils ont créé un imagier destiné aux patientes atteintes d’un cancer du sein qui parlent peu ou pas du tout le français. Ce support vient appuyer par l’image les explications données oralement par le médecin et les infirmiers, pour faciliter les échanges.

- Récemment, l’association Rose Up a lancé M@ Maison RoseUp, une plateforme en ligne personnalisée, soutenue institutionnellement par Pfizer, destinée aux patientes dès l’annonce de leur maladie, pendant et après les traitements. Elle propose un parcours dédié aux femmes touchées par un cancer métastatique avec de l’activité physique adaptée, un coaching individuel emploi, des groupes d’échange avec un oncopsy, un volet nutrition, des demi-journées bien-être et des webinaires interactifs thématiques.

En partenariat avec Destination Santé

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