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RUBRIQUE MEDICALE

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Allo DocteurLe thème du jour proposé par Cancer-Espoir : les cancers de la peau

Il existe des cancers de la peau de virulence différente. La plupart, toutefois, semblent avoir pour origine une surexposition aux rayons UV.

Voici nos questions :

  1. Est-ce un fait établi ?
  2. Existe-t-il des cancers de la peau héréditaires, et dans l'affirmative, pouvez-vous nous en entretenir ?
  3. Tous les cancers de la peau sont-ils mortels s'ils ne sont pas traités ? Autrement dit, existe-t-il des cancers de la peau qui restent strictement localisés ?
  4. Existe-t-il un sex ratio ?
  5. En se référant aux dernières statistiques, peut-on connaître la mortalité par cancer de la peau, comparée à la mortalité par cancer du sein, de la prostate, du colon ?
  6. Y a-t-il une augmentation de la fréquence de ce type de cancer, comparée au siècle dernier, et si oui, comment l'expliquer ?
  7. Le tabac joue-t-il un rôle ?
  8. Qu'est-ce qui permet au patient de suspecter un cancer ? Celui-ci peut-il se développer sur une verrue ? Doit-on avoir peur d'un grain de beauté petit ou gros ?
  9. En cas de diagnostic de cancer de la peau, selon le cas, un suivi est nécessaire. Quelle en est la plus longue durée possible ? Dans certains cas, un suivi n'est-il pas nécessaire ? Le degré de gravité étant lié au type de cancer, à son degré d'envahissement, sa surface, sa profondeur, les tissus et les organes atteints, pouvez-vous néanmoins donner la proportion d'une survie à 5 ans (ou 10 ans ?) sur le nombre de cas diagnostiqués :
    • pour tous les cas confondus ?
    • pour les mélanomes ?
  10. Existe-t-il des précautions particulières à prendre, outre le fait de ne pas s'exposer exagérément aux UV ?

Allo DocteurIntervenants :
  • B. STATELLO et M. CANDITO, IDE référentes en onco-dermatologie et du dispositif d'annonce
  • F. TRUCHETET, Praticien Hospitalier Dermatologue, CHR Metz-Thionville

Question 1 :

Il existe des cancers de la peau de virulence différente. La plupart, toutefois, semblent avoir pour origine une surexposition aux rayons UV. Est-ce un fait établi ?

Réponse 1 :

Il existe une grande variété de cancers de la peau d'origine différente : les cellules constituant la peau sont à l'origine des carcinomes qui sont les cancers les plus fréquents chez l'homme mais les moins graves et les cellules spécialisées dans la pigmentation sont sources des mélanomes. Les cancers issus de cellules occupant d'autres fonctions (vaisseaux, tissus de soutien…) sont beaucoup plus rares. Leur origine est multifactorielle mais la responsabilité des rayons UV est essentielle. D'autres facteurs interviennent : l'hérédité, certains médicaments, certaines thérapeutiques ciblées, baisse de l'immunité (greffe d'organe), certains virus (papillomavirus), polluants atmosphériques, irritation chronique (plaie trainante)…

Le rayonnement solaire peut intervenir par expositions prolongées (agriculteur, pêcheur, maçon…) [carcinomes] ou par exposition de loisirs (courtes, intenses et répétées) [mélanomes]. Ce sont ces expositions qui sont les plus dangereuses, surtout si elles sont précoces dans la vie (avant 15 ans). Il faut maitriser son capital soleil. Le tabagisme aggrave le vieillissement cutané et a un rôle dans certains cancers de la peau

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Question 2 :

Existe-t-il des cancers de la peau héréditaires, et pourriez-vous, succinctement, nous en toucher quelques mots ?

Réponse 2 :

Il existe des prédispositions héréditaires aux cancers de la peau. Le mélanome, cancer cutané le plus redoutable, est familial dans 5 à 10 % des cas. D'autres cancers cutanés, plus rares, peuvent survenir dans des familles avec des transmissions héréditaires bien établies (mutation de gène, instabilité chromosomique) : albinisme, xeroderma pigmentosum (enfants de la nuit)…

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Question 3 :

Tous les cancers de la peau sont-ils mortels s'ils ne sont pas traités ? Autrement dit, existe-t-il des cancers de la peau qui restent strictement localisés ?

Réponse 3 :

La plupart des cancers de la peau (carcinomes) ont une évolution locale ou loco-régionale et ne sont pas mortels. Néanmoins, il importe de les dépister précocement pour que le geste chirurgical soit le plus simple, permettant des cicatrices non disgracieuses. De nouveaux traitements médicaux par application de crèmes sont parfois possibles.

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Question 4 :

Existe-t-il un sex ratio ?

Réponse 4 :

Globalement, la répartition selon les sexes est homogène. Ce sont essentiellement les peaux claires, quel que soit le sexe, ne supportant pas le soleil, qui sont touchées. Les mélanomes surviennent souvent chez des sujets jeunes : 2ème à 5ème décennie. Les carcinomes classiquement surviennent plus tard à partir de la 5ème décennie. Mais malheureusement, on les voit survenir de plus en plus jeune, dès la 3ème ou 4ème décennie.

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Question 5 :

En se référant aux dernières statistiques, peut-on connaître la mortalité par cancer de la peau, (tous confondus) comparée à la mortalité par cancer du sein, de la prostate, du colon ?

Réponse 5 :

La mortalité des cancers de la peau est surtout le fait des mélanomes et de certains carcinomes (carcinomes de Merkel). La survie moyenne à 1 an est de 96,4 % tous stades confondus de mélanome et 85 % à 5 ans. Au stade de métastases viscérales, la survie médiane des mélanomes est inférieure à 1 an. Mais l'arrivée de nouveaux traitements ciblés (à la carte) bouleverse ces données au stade métastatique avec des espoirs réels de survie prolongée.

Le risque métastatique et la survie sont essentiellement liés au diagnostic précoce. D'où l'importance de l'autosurveillance de la peau.

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Question 6 :

Y a-t-il une augmentation de la fréquence de ce type de cancer, depuis 1970 et si oui, comment l'expliquer ?

Réponse 6 :

L'incidence des mélanomes double tous les vingt ans depuis 1950 avec par bonheur des cancers moins épais, de meilleur pronostic. Le mélanome représente la 13ème cause de cancer chez la femme et la 7ème chez l'homme. Chaque année, plus de 7 500 cas sont diagnostiqués en France. En France, on estime qu'il y a 10 nouveaux cas de mélanome par an pour 100 000 habitants. Cette augmentation de fréquence peut être rattachée au dépistage plus précoce mais également aux expositions solaires modifiées : expositions de loisir (courtes, plus nombreuses, plus intenses), aux UV artificiels et à la durée de vie prolongée. A l'échelle planétaire, de grandes différences d'incidence en fonction de la latitude sont observées. L'incidence la plus élevée est en Australie (60/100 000/an).

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Question 7 :

Le tabac joue-t-il un rôle ?

Réponse 7 :

Le tabagisme joue un rôle essentiellement par l'intermédiaire du vieillissement cutané qui est accéléré et il favorise directement les carcinomes cutanés en raison de l'effet immunosuppresseur de la nicotine et de la présence de plus de 40 substances mutagènes et carcinogènes…

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Question 8 :

Qu'est-ce qui permet au patient de suspecter un cancer ? Celui-ci peut-il se développer sur une verrue ? Doit-on avoir peur d'un grain de beauté petit ou gros ?

Réponse 8 :

L'autosurveillance de la peau est essentielle. Tout bouton qui traine ou se modifie malgré un traitement approprié doit conduire à un examen médical. Pour les grains de beauté, le modèle de l'ABCDaire comme guide est très intéressant.

  • A = Asymétrie
  • B = Bords irréguliers
  • C = Couleur inhomogène (plusieurs couleurs)
  • D = Diamètre supérieur à 5 mm
  • E = Evolutivité

Quand les grains de beauté sont nombreux, on peut faire appel à l'image du "vilain petit canard" en imaginant une cane avec ses canetons dans un étang. Ils se ressemblent souvent beaucoup sauf un qui apparait "bizarre".

Il peut en être de même lorsque l'on examine son dos. Les mélanomes ne se développent pas sur une verrue mais des carcinomes cutanés peuvent se développer sur une verrue, en particulier chez les patients immunodéprimés (greffe d'organe) et sur les régions génitales. Il existe un vaccin anti-papillomavirus humain (virus de certaines verrues génitales) qui peut, chez les jeunes femmes, prévenir ces infections par verrues et certains cancers génitaux. On ne doit pas avoir peur d'un gros grain de beauté. Les grains de beauté en relief sont souvent anodins.

Ce sont les plats ou à faible relief qui peuvent être dangereux s'ils sont Asymétriques à Bords irréguliers… ou s'ils Evoluent. Les grains de beauté congénitaux (présents à la naissance) et géants (plus de 10 cm) doivent être surveillés.

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Question 9 :

En cas de diagnostic de cancer de la peau, selon le cas, un suivi est nécessaire. Quelle en est la plus longue durée possible ? Dans certains cas, un suivi n'est-il pas nécessaire ?

Réponse 9 :

Un suivi surtout clinique est essentiel à vie pour tous les cancers de la peau et le médecin traitant a une place prépondérante. En effet, ces cancers peuvent récidiver et parfois s'étendre mais dans tous les cas, lorsque l'on a eu un cancer cutané, il existe un risque de survenue d'un 2ème cancer cutané plus fréquent que chez les personnes qui n'ont pas eu de cancer cutané. Le diagnostic précoce est le gage d'un traitement plus aisé et d'un risque de récidive moindre. Il faut donc éduquer les patients, leur famille, à l'autosurveillance couplée à la surveillance médicale (médecin traitant et dermatologue).

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Question 10 :

Enfin, existe-t-il des précautions particulières à prendre, outre le fait de ne pas s'exposer, peut-être, exagérément aux UV ?

Réponse 10 :

"Rotissez aujourd'hui et payez demain", devise grossière mais néanmoins claire. Le soleil a de multiples bienfaits (vitamine D, moral…). Il faut donc ne pas proscrire les vacances au soleil mais il convient de respecter quelques règles simples :

  • Ne jamais avoir de coup de soleil surtout avant 20 ans
  • Il ne faut pas d'exposition entre 11H et 16H.
  • La protection essentielle est vestimentaire (T-shirt, couvre-chef, lunettes). Les crèmes protectrices sont souvent trompeuses car on ne les applique pas de façon homogène.
  • Il faut exiger une protection UVA et UVB avec un SFP (facteur de protection solaire) supérieur à 30 et renouveler le plus souvent toutes les 2 heures. Elles protègent du coup de soleil et donc les personnes restent plus longtemps au soleil, ce qui peut être dangereux. Elles doivent donc être utilisées en complément de la protection vestimentaire.

Toutes ces règles simples permettent des expositions "raisonnées".

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Allo DocteurLe thème du jour (2) : chirurgie plastique après cancer du sein

Voici nos questions :

  1. Dans quels cas l'ablation d'une tumeur cancéreuse au niveau du sein peut-elle justifier une "chirurgie plastique réparatrice" ?
  2. Cette chirurgie plastique après cancer est-elle forcément en rapport avec une prothèse mammaire, ou existe-t-il d'autres moyens chirurgicaux réparateurs ? Si oui, lesquels ?
  3. Si une patiente souhaite faire appel à vous pour réparer "les dégâts" d'une extraction de tumeur, pouvez-vous dans tous les cas accepter de l'opérer, sinon dans quels cas devriez-vous le refuser ?
  4. En cas d'opération possible, combien de temps après l'ablation de la tumeur pouvez-vous oeuvrer ?
  5. Quelle est la durée du séjour à l'hôpital, et le temps de cicatrisation ?
  6. Après combien de temps le sein n'est-il plus douloureux, habituellement ?
  7. Dans le cas de prothèse mammaire, quels sont les choix possibles de la patiente : matière, taille... ? Travaillez-vous sur photo ? Est-il concevable que le sein intact soit modifié en même temps, lui aussi ? Le conseillez-vous parfois ? Pouvez-vous joindre quelques photos (bien sûr préservant l'anonymat) à votre développement ?
  8. Pouvez-vous nous donner des indications de prix de ce genre d'intervention, et les possibilités de remboursement par les caisses ?
  9. Pouvez-vous nous donner, pour la dernière année de référence, le pourcentage en France de la pose de prothèses, suite à des tumeurs cancéreuses, et, parallèlement, le nombre de tumeurs opérées ?
  10. A propos de complications, notre quotidien, le RL, nous a entretenus tout récemment, de prothèses mammaires défectueuses. RL dixit : "la Sté varoise PIP, accusée d'utiliser du silicone industriel". Pouvez-vous nous en dire à ce propos un peu plus ?
  11. En général, quelles sont les complications possibles, et leur fréquence ?
  12. En général, quel est le but de ce genre d'opération ?
  13. Dernière question, qui va peut-être vous sembler farfelue : peut-on concevoir de réduire la taille d'un sein ? Et si oui, cette demande est-elle fréquente ?
  14. Pouvez-vous nous dire, en conclusion, si ce genre d'opération est susceptible de donner, le plus souvent, satisfaction ?

Allo DocteurIntervenant :
  • Docteur Serge AUBERT, Chirurgie plastique et esthétique, Clinique Notre Dame - THIONVILLE

Question 1 :

Dans quels cas l'ablation d'une tumeur cancéreuse au niveau du sein peut-elle justifier une "chirurgie plastique réparatrice" ?

Réponse 1 :

Chaque fois que l'ablation de la tumeur entraîne une modification de la forme et, ou, du volume du sein par rapport au sein controlatéral.

Question 2 :

Cette chirurgie plastique après cancer est-elle forcément en rapport avec une prothèse mammaire, ou existe-t-il d'autres moyens chirurgicaux réparateurs ? Si oui, lesquels ?

Réponse 2 :

Les moyens de réparation sont nombreux, ils dépendent de l'importance de  l'exérèse initiale. Il peut s'agir d'une reconstruction par prothèse seule, d'une reconstruction par lambeau musculo-cutané seul ou associé à une prothèse.

Question 3 :

Si une patiente souhaite faire appel à vous pour réparer "les dégâts" d'une extraction de tumeur, pouvez-vous dans tous les cas accepter de l'opérer, sinon dans quels cas devriez-vous le refuser ?

Réponse 3 :

Chaque praticien peut refuser d'opérer une patiente pour des raisons qui lui sont propres. Dans ce cas, en général, il conseille un autre médecin.

Question 4 :

En cas d'opération possible, combien de temps après l'ablation de la tumeur pouvez-vous oeuvrer ?

Réponse 4 :

Cela dépend encore du traitement initial : s'il y a eu de la radiothérapie, le délai est de une année, sinon il peut être entrepris dès que l'état du patient le permet. À noter que certaines équipes, comme souvent outre-atlantique, font la reconstruction dans le même temps opératoire que l'exérèse tumorale.

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Question 5 :

Quelle est la durée du séjour à l'hôpital, et le temps de cicatrisation ?

Réponse 5 :

Selon le type de reconstruction la durée de l'hospitalisation varie de 72 h à 12 jours en moyenne. La cicatrisation cutanée est obtenue en 15 jours, la cicatrisation musculaire demande deux mois.

Question 6 :

Après combien de temps le sein n'est-il plus douloureux, habituellement ?

Réponse 6 :

Le sein devient indolore au bout d'une dizaine de jours.

Question 7 :

Dans le cas de prothèse mammaire, quels sont les choix possibles de la patiente : matière, taille... ? Travaillez-vous sur photo ? Est-il concevable que le sein intact soit modifié en même temps, lui aussi ? Le conseillez-vous parfois ? Pouvez-vous joindre quelques photos (bien sûr préservant l'anonymat) à votre développement ?

Réponse 7 :

Pour les prothèses de reconstruction, la patiente à tous les choix : sérum physiologique, silicone, forme ronde ou anatomique, le médecin la conseille bien évidemment. Le travail préparatoire sur photo est possible mais pas systématique.  Le résultat à atteindre est la symétrie entre les deux seins, et le plus souvent il faut envisager un geste (réduction, pexie) sur le sein contrôle latéral.

Question 8 :

Pouvez-vous nous donner des indications de prix de ce genre d'intervention, et les possibilités de remboursement par les caisses ?

Réponse 8 :

La chirurgie d'exérèse et la reconstruction sont prises en charge par la SS. Les dépassements d'honoraires, variables selon le praticien, peuvent être remboursés par les mutuelles.

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Question 9 :

Pouvez-vous nous donner, pour la dernière année de référence, le pourcentage en France de la pose de prothèses, suite à des tumeurs cancéreuses, et, parallèlement, le nombre de tumeurs opérées ?

Réponse 9 :

En France le cancer du sein concerne une femme sur dix, deux cancers sur trois surviennent après la ménopause. En 2010 on a noté 52000 nouveaux cas de cancer du sein.

Question 10 :

A propos de complications, notre quotidien, le RL, nous a entretenus tout récemment, de prothèses mammaires défectueuses. RL dixit : "la Sté varoise PIP, accusée d'utiliser du silicone industriel". Pouvez-vous nous en dire à ce propos un peu plus ?

Réponse 10 :

La société PIP est à l'origine d'une escroquerie financière de grande ampleur, et d'une escroquerie à la santé. Le fabricant a modifié l'enveloppe et le contenu de ses implants. Ceux-ci deviennent plus fragiles, ils peuvent se rompre, ou laisser passer le silicone au travers d'une enveloppe poreuse. Dans ces cas le silicone reste dans la loge péri-prothétique (poche cicatricielle où se trouve l'implant), et peut être responsable d'irritation locale et de réaction ganglionnaire régionale. Si la loge est percée (exceptionnel), le silicone échoue dans les tissus de voisinage (muscle) et ne semble pas pouvoir migrer ailleurs. L'AFSSAPS a indiqué en 2010 que le silicone utilisé par la marque PIP n'était ni cytotoxique, ni génotoxique, c'est à dire qu'il n'est pas responsable de maladies ou de cancers.

Question 11 :

En général, quelles sont les complications possibles, et leur fréquence ?

Réponse 11 :

Les complications de la reconstruction mammaire peuvent être nombreuses. On peut citer les infections, les hémorragies, mais aussi la nécrose du lambeau et la rétraction capsulaire sur prothèse. Aujourd'hui grâce aux progrès des techniques, ces complications sont très peu fréquentes.

Question 12 :

En général, quel est le but de ce genre d'opération ?

Réponse 12 :

La reconstruction mammaire après cancer a pour but de rendre à la femme sa féminité, et tente d'obtenir le maximum de symétrie entre le sein normal et le sein reconstruit.

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Question 13 :

Dernière question, qui va peut-être vous sembler farfelue : peut-on concevoir de réduire la taille d'un sein ? Et si oui, cette demande est-elle fréquente ?

Réponse 13 :

Il est tout à fait possible de modifier des seins normaux. C'est le cas lorsque ils sont trop gros et lourds (mammoplastie de réduction), ou lorsqu'ils deviennent tombants (mammopexie), ou lorsqu'ils sont asymétriques.

Question 14 :

Pouvez-vous nous dire, en conclusion, si ce genre d'opération est susceptible de donner, le plus souvent, satisfaction ?

Réponse 14 :

Même si le traitement est long, les interventions lourdes, et nécessitant parfois des retouches, la quasi totalité des patientes en est satisfaite.

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Photo avant intervention :

Intervention de reconstruction mammaire - avant

Photo après intervention :

Intervention de reconstruction mammaire - après
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Allo DocteurLes prochains thèmes proposés :

QUESTION SUR LES ALTERATIONS DU GOUT LORS D'UNE CHIMIOTHERAPIE

Il est avéré que les malades sous chimiothérapie voient leurs facultés gustatives notablement altérées, au point de se retrouver dans l'incapacité d'absorber les aliments courants, qui "ne passent plus", bien que le patient souffre consciemment d'une faim qui ne le quitte parfois plus. Souvent (sinon toujours) est signalé "un goût métallique dans la bouche".

Suite à cela, une perte de poids (parfois de forces) s'installe rapidement, parallèlement parfois à une déshydratation.

  • Cela est-il dû uniquement aux facultés gustatives altérées, ou également à un problème d'odorat ?
  • Comment expliquer cette très bizarre et perturbante impression de métal dans la bouche après quelques bouchées mastiquées ?
  • Y a-t-il moyen de remédier à cela d'une façon quelconque, hormis le fait, bien sûr, d'arriver à terme de la chimiothérapie ?

La question sera traitée par le Docteur Dominique TRENDEL, ORL - Hôpital Legouest - METZ

QUESTION SUR L'ALIMENTATION :

Est-il vraiment prouvé qu'il existe des aliments à l'état NATUREL plus cancérigènes que d'autres ?

Parmi les aliments conditionnés et apprêtés industriellement, le consommateur s'y perd. Pouvez-vous vous permettre de conseiller ou déconseiller, à ce propos ?

La question sera traitée par le Docteur Anne CHLECQ, Pédiatre et Gériatre - ESCH LUXEMBOURG (paraîtra en mars)

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Allo DocteurThèmes en attente d'intervenant ou en préparation

En fonction de la diligence avec laquelle les travaux prévus pourront nous être fournis (ou non), ces futures parutions sont citées à simple titre indicatif, et sont susceptibles d'être reportées à une date ultérieure.

INDICATIONS AUX POSSIBLES INTERVENANTS DE CETTE RUBRIQUE :

Si l'un des sujets cités dans le tableau de notre programme vous inspire, n'hésitez pas de contacter Simone par mail.

Si vous êtes davantage inspiré par un autre sujet, non encore cité dans le tableau, il est possible, après étude et discussion, que nous acceptions dans la même mesure de le faire publier.

Nos thèmes médicaux et paramédicaux, en principe, se renouvellent au début de chaque mois. Il y aura relâche en juillet et août. Deux thèmes médicaux, et un thème paramédical seront programmés mensuellement.

Il convient donc de voir quel mois concernerait votre parution. Actuellement - avant l'ouverture - les thèmes sont pris jusqu'à mars inclus (voyez le tableau). Toutefois, cela ne doit pas bloquer l'inspiration des uns et des autres : si vous nous "fournissez" à l'avance, cela peut arranger tout le monde au cas d'une défection de dernière minute - jamais à exclure totalement - dès lors votre thème paraîtrait "en avance".

Pour que le principe de la parution de votre thème soit retenu, et dès lors pour que vous apparaissiez sur notre tableau, il convient de nous proposer par mail votre mois souhaité de parution, et la date butoir que vous choisissez pour nous faire parvenir votre développement, étant entendu que si cette date est dépassée, cela va créer des perturbations. Nous essayerons d'assumer, mais ne pourrons plus garantir dès lors de parution pour une date donnée. Il convient que cette date butoir tombe le 15 du mois (au plus tard) pour parution le mois suivant.

  • Exemple 1 : je choisis le thème "Les ondes des portables". Je souhaite paraître au mois de juin. Ma date butoir pour vous envoyer mon travail sera le 15 mai 2012.
  • Exemple 2 : je choisis le thème "scanners, radioscopies...". Je souhaite paraître au mois de mars SI DESISTEMENT - sinon en avril, et ma date-butoir sera le 15 février 2012.

Quels sont pour 2011-2012 les mois de parution possibles ? décembre 2011, et pour 2012 : janvier - février - mars - avril - mai - juin - septembre - octobre - novembre - décembre.

Autres thèmes : nos "Questions délicates" n'ont pas encore trouvé beaucoup de personnes inspirées pour y répondre, ou pour les poser à notre place. Nous attendons donc les réactions des uns et des autres...

Nous vous remercions de grand coeur de vous intéresser à cette rubrique, et souhaitons une fructueuse collaboration possible, dans l'intérêt des uns et des autres. Nous oeuvrons pour une meilleure compréhension des problèmes par les patients, et aussi pour un dialogue enrichissant entre les uns et les autres.

Si vous avez des questions à poser, n'hésitez pas !

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PRESENTATION DES THEMES :

DATE APPROX
DE
PARUTION
THEMES AUTEUR
DU
THEME
ACTUELS - EN COURS DE TRAITEMENT - EN ATTENTE DE PRENEURS
ANCIENS THEMES
 


Déc 2011 Introduction à la rubrique ALLO DOCTEUR Dr Anne CHLECQ
Pédiatre - Gériatre - Luxembourg
Déc 2011 Cancer du col de l'utérus et risques pour la fertilité Dr François RAMSEYER
Gynécologue - Sexologue - Thionville
Déc 2011 "Décryptage" d'un examen histo-pathologique et signification du résultat à la patiente (supposée) Dr Benoît NICOLAS
Généraliste - Hettange Grande
Déc 2011 Qu'est-ce que l'ostéopathie ? Anne-Charlotte BUSAC
Ostéopathe - Thionville
Janv 2012 A propos du larynx Dr Dominique GAILLOT
ORL - Thionville
Janv 2012 Quel est le rôle d'un sexologue ? Citez des exemples précis où ce rôle peut être très utile Dr François RAMSEYER
Gynécologue - Sexologue - Thionville
Janv 2012 La journée de l'infirmière - les nuits de l'infirmier - et l'inverse... Jérémy BOEZENNEC
Infirmier - Cab Feltrin - Thionville
Fév 2012 Les cancers de la peau Dr François TRUCHETET
Dermatologue - CHR Thionville
Fév 2012 Chirurgie plastique après cancer Dr Serge AUBERT
Chirurgie plastique et esthétique
Clinique Notre Dame - Thionville
Fev 2012
La vie d'une infirmière dans une maison de retraite Martine HACQUIN
Infirmière - Le Belvedère - Algrange
Mar 2012 * Peut-on concevoir des soins ostéopathiques pendant un traitement anticancéreux ou post-cancéreux, et dans le cadre de cette même thérapie anticancer ? Antonin LE QUINIOU
Ostéopathe - Thionville
Mar 2012 * Existe-t-il à l'état NATUREL des aliments plus cancérigènes que d'autres ? Dr Anne CHLECQ
Pédiatre - Gériatre - Luxembourg
Mar 2012 * Les altérations du goût lors d'une chimiothérapie Dr Dominique TRENDEL
ORL - Hôpital Legouest Metz
Avr 2012 * La transsexualité Dr François RAMSEYER
Gynécologue - Sexologue - Thionville
Avr 2012 *
Le cancer de la prostate Dr Jean-Paul REGIN
Urologue - Thionville
Avr 2012 *
Rôle du kinésithérapeute dans le cancer des os Hubert JUPIN
Kinésithérapeute - Thionville
Mai 2012 *
Les implants dentaires Dr Christian THIAVILLE
Chirurgien-dentiste - Hettange
Juil 2012 *
Explications à propos d'une analyse biologique : les hématies Laboratoire d'analyses médicales
Les troubles du sommeil
Pesticides et autres trucides
La dialyse à domicile
Les ondes des portables
Scanners, radioscopies, radiographies, IRM... Rapport bénéfices / risques = ?
Cancers primaires et secondaires des os
Cancers primaires et secondaires du cerveau
Les cas exceptionnels des cancers dans les muscles
Les leucémies (différentes questions à cerner précisément...)
L'anus artificiel. De quoi s'agit-il ? Influence sur la vie du patient
La vie d'une élève infirmière
Question au psychologue : vous êtes invité(e) par une association pour animer un groupe de paroles composé de 4 personnes atteintes, à des degrés divers, de cancers de types variés. Décrivez-nous le déroulement possible de cette séance d'animation. Introduisez ou non des dialogues.
Parfois, notre pied se déforme, suite à de mauvaises habitudes, ou suite au port de chaussures inadaptées, ou simplement à divers accidents de la vie. Quel rôle peut, à ce propos, jouer le kiné ?
Comment procède l'orthophoniste pour aider à mieux articuler dans différents cas, et en particulier lors de problèmes au niveau bouche et  larynx
Les implants dentaires : qu'en est-il à l'heure actuelle ?
La parole est donnée aux laboratoires d'analyse biologique : commentaires explicatifs, à propos d'un examen du sang très ordinaire... (hématies, leucocytes, plaquettes, sodium, potassium)
Kinésithérapie - thème libre
La vie d'une infirmière en maison de retraite

Cette liste n'est pas exhaustive et sera complétée en son temps...

* En fonction de la diligence avec laquelle les travaux prévus pourront nous être fournis (ou non), ces futures parutions sont citées à simple titre indicatif, et sont susceptibles d'être reportées à une date ultérieure.

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