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LES QUESTIONS DELICATES

Pour paraître dans cette rubrique, écrivez à Simone
Allo DocteurQuel médecin veut dire son sentiment sur une question délicate

Le mot "CANCER"

Alex Kahn avait dit, à propos de l'euthanasie : "c'est la question qui fâche".

Nous-mêmes affirmons : "Cancer", c'est le mot qui effraye !

Quand convient-il pour un médecin de prononcer ce mot - à consonance quasi-sulfureuse ? Y a-t-il des recettes pour agir au mieux ? Si, certes, il convient très mal de le dire "entre deux portes" (pourtant cela se pratique hélas parfois...), est-ce plutôt au généraliste qu'incombe le rôle de l'apprendre au patient, selon vous ?

A partir d'un moment, la vérité - à demi mot - doit tout de même être dite... Même si, en cours de route, les euphémismes auront fleuri... Comment ressentez-vous personnellement ce problème ?

L'action de rassurer :

Si un médecin ne doit jamais perdre de vue la nécessité d'essayer de rassurer son patient, certaines circonstances le rendent très peu commode. Il y a des cas où un médecin peut, en son âme et conscience, hésiter, si aucune autre solution ne lui apparaît que de rassurer, en disant une contre-vérité ou surangoisser le patient, en lui présentant froidement la gravité de son état.

Voulez-vous en parler ?

La formation des médecins à propos des médicaments :

Vu les discussions actuelles, nous aimerions avoir le sentiment des médecins  :

  • Estimez-vous être assez formé sur le plan pharmacologique ?
  • Votre formation universitaire, à ce propos, vous a-t-elle semblé suffisante et sécurisante ?
  • Sinon, comment souhaiteriez-vous que s'articule cette formation ?
    • La visite des représentants des labos, lesquels, pour un certain nombre d'entre eux, n'ont pas de véritable formation médicale, vous semble-t-elle tout à fait suffisante pour vous donner le sentiment que vous dominez cette chimie complexe ?
    • Sinon, comment la complétez-vous ?
      • Les congrès, dont certains sont organisés par les labos, sont-ils formateurs ?
      • La presse médicale papier ou internet ?
      • Que pensez-vous de la revue "Prescrire" dont on parle beaucoup ces temps-ci et qui est indépendante de l'industrie pharmaceutique ?
    • Compte tenu de votre charge de travail, trouvez-vous le temps nécessaire pour compléter votre formation "sans trop de douleur" ?
  • Comment vivez-vous personnellement "l'affaire du Médiator" ?
  • Yves CALVI (sur la 5) a, dans une de ses émissions, invité des personnalités médicales pour débattre, précisément, du problème de l'indépendance des experts. Avez-vous une idée à ce propos ?
  • Comment envisageriez-vous la refonte du système de signalisation des éventuels effets secondaires des médicaments ? Les études sur les médicaments qui aboutissent à leur mise sur le marché vous paraissent-elles transparentes ?

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Allo Docteur
Allo DocteurQuel patient veut dire son sentiment sur une question délicate ?

Gentillesse et humanité

Avez-vous toujours été traité(e) avec humanité, dans le contexte médical ? Souhaitez-vous faire part de votre expérience personnelle ?

Réponse de : l'animatrice Simone :

Non ! Mais j'étais en mesure de me défendre. Je dus aussi veiller à ce que mon mari, très malade, ne soit pas trop malmené, dans certaines circonstances qu'ici je tairai (un livre n'y suffirait pas !). En fait, j'ai vécu  le pire.

Mais nous eûmes aussi droit parfois au meilleur ! Au fin du fin... Je n'en dirai pas plus ici.

Je laisse la parole à ceux qui voudraient bien s'exprimer après moi.

Ne pas pouvoir formuler ses questions...

Parfois - ou souvent - vous vous sentez dépassé(e) - sentant que vous ne posez pas bien la question à votre médecin, ou - pire - que vous avez une question à poser, mais ne la poserez pas, ne sachant comment la formuler. Si vous êtes dans cas, et sans vous demander de l'expliquer en phrases savantes, faites-en part, ici-même, dans votre langage à vous !

Autres problèmes délicats d'ordre humain ? N'hésitez pas : écrivez à Simone. Vos textes paraîtront ici. Votre nom sera mentionné ou non - selon votre désir.

Dernière minute :

Problème soumis par Marie-Thérèse J. :

Dans un service hospitalier de la région, le personnel ne vient pas quand on sonne. Il peut se passer parfois des heures, et quand on ne peut pas se lever, ou qu'on n'a pas le droit de le faire, et qu'on a oublié de  poser la bassine près de vous, que faire ? Au Luxembourg, il y a un contrôle qui montre si le personnel est passé après le coup de sonnette. C'est beaucoup plus sérieux. Les malades ne sonnent quand même pas par plaisir. C'est embêtant de déranger. On ne le fait que forcé et contraint. Ce système ne pourrait-il pas exister en France ?

Commentaires de Simone :

Oui, dans les hôpitaux, ce n'est pas toujours drôle, on dirait parfois que ce sont des robots de mauvaise humeur qui s'occupent de vous. D'un autre côté, personnellement, je n'ai pas eu à me plaindre du service de chimiothérapie où je fus traitée à l'époque. Mais peut-être que ce cas est ponctuel ?

J'ignore si cet état de chose est typique à la France. Je crois savoir qu'au Luxembourg, dans certaines résidences de retraite, un contrôle est effectivement opéré, à propos du programme des sonneries de la veille. J'ignore si cela se passe ainsi dans toutes les maisons de retraite, et s'il y a extension aux établissements hospitaliers.

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